DE QUASIMODO
Sur la vérité et VcxccîlinCe de la Religioth
Noli esse incfeâ4dus i sed fidelis* Ne soyez ^ oîat iocrédiik , luait fidèle*
Joan, jo*'
xJkis% quel antre siècle que celui oà nous sommes, a-^t-il été plus nécessaire de le dire : l^e soye[ point incrédule.
Hé ! pourquoi 9 dans ces malheureux ^urs^ tant d'esprits indociles ont-'ils frérnis au seul nom du Dieu des Chrétiens?
pourquoi , dans leur folle présomption ^ ont-ils entrepris de détruire son culte et de renverser ses autels ? hommes vain« et superbes, ils se sont élevés contre le Seigneur et contre son Christ. Rompons^ brisons leurs chaînes ^ ont-ils dit, se»
couons le joug quils veulent nous im^ poser ; n'ayons d'autre Dieu que nous« mêmes et d'autres lois que nos penchant. *
Celui qui habite dans les Cieux rira de leurs efforts. Il a dit k mon Seigneur :
asseyez-vous à ma droite ; vous êtes mon Fils , je vous donnerai les nations pour héritage, et vous briserez, comme un vase d argile ^ tous ceux qui s'opposeront à vos lois.
De' siècle en siècle, la promesse s'est accomp^e. Tïméraires mortel^ ^ faux sages p reconnoissez donc aujourd'hui quel fol espoir vous anime ; jnalgré Tattrait de votre langage corrupteur et de vos dkilj^ereux - systt mes v 1 empire du Chrîst subsistera toujours : si par malheur sa KéUgîoh sainte s'altère parmi nous^ si nous retombons dans les ténèbres , de nouveaux peuples ^ profitant de nos dépouilles^ le dédommageront assez de notre infidélité ; et la /bi , achevant sa course, ne cessera de faire briller à nos yeux son flambeau que pour éclairer de nouvelles contrées.
Mais y Chrétiens 9 qu'ai- jç dit ? quel funeste présage f seroit-il vrai que nous dussions cramdre de perdre cette foi scellée du sang de nos premiers Apôtres.
Ahl Seigneur , ne rejetez pas cet héri-.
tage qu'ils vous ont acquis , ce fruit pénible de leurs travaux et de leur martyre.
U nous reste encore, des âmes fidèles ; que leurs tendres gémissemens suspendent , arrêtent les traits de votre colère et vous retiennent pour toujours au milieu de nous !
Cependant l'impiété fait tous les jours de nouveaux progrès, elle se répand dans tous les états et dans tous les rangs, elle est déjà de tous les sexes et de tous les âges , elle mène sur ses pas la dépra-
Pour le Dimanche de Quasimodo. 1 5 %\ dation «mière -des nKeurs ^ qai devient à son tour son plus ferme appui.
La Religion y parmi le plus grand nom-; bre^ et jus^ive dans Teiprit du peuple, n'est plu» qu'un problème , et on veut que nous nous bok^ntons à prêcher des Tertus morales , sans remonter aux preU'»
ves de la foi qui £ait seule les vrais
)UStOS.
Pour VOUS) ames chrétiennes^ com*> bien ne doit- il ^s vous paroitre doux et consolant de savoir quels sont les ibndemens solides qui appuient TOtre croyance , quelles sont ces preuves qui confondent Timpie et qui renferment les titres dé votre véritable grandeur? Hé I votre foi est-elle assez éclairée potur quo rien ne puisse Fébranler? est-eUe asses &>rte pour -ne chanceler jamais ? c'est pour la ranimer, la soutenir et rendra TOtre soumission plus entière et plus sùi*e^ que je viens vous exposer ce qui doit servir à nous convaincre de la vérité de notre Sainte Religion , et ce qui doit^ en même temps ^ nous la rendre aimable. Elle se prouve à l'esprit^ c'est le sujet de ma première partie ; elle sa prouve au cœur, c'est le sujet de la seconde. J'imiterai d'abord le langage d^un homme qui cherche, en tremblant et avec un cœur droit , la véritable Relir
i52 Sermon
£Îon ; après Taroir trouvée , je vous en
ferai connoître l'excellence. Afc Maria.