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de la moelle lui serviraient de conducteurs, mais on n’a pu l'y déceler. <
Nous avons cru devoir rappeler ces expériences, car elles nous montrent qu’en injectant l’antitoxine dans la cavité sous-arachnoïdienne, nous sommes bien sur le trajet suivi par le poison ; et reprenant l’expression de Roux et Bonel, nous dirons : « Il ne suffit pas de donner de l’antitoxine, il faut la mettre au bon endroit. » Ce fut Sicard qui, le premier, eut l’idée d’injecter le sérum antitétanique par cette voie, et les trois cas qu’il rapporte dans sa thèse (1899) furent trois cas malheureux. Depuis cette époque on relate un certain nombre d'observations favorables ; nous en parlerons plus loin.
Nous allons essayer de prouver que :
1° La méthode est sans danger ;
2° La voie sous-arachnoïdienne se présente comme une voie médicamenteuse ou thérapeutique active et efficace ; HU
3° Le sérum est injecté « au bon endroit » ; .
4e L’injection sous-arachnoïdienne abaisse la mortalité.
1° La méthode ne présente pas de danger
Le jour où Quincke eut prouvé avec quelle facilité on pouvait pénétrer dans la cavité sous-arachnoïdienne à travers un espace lombaire, y puiser le
liquide céphalo-rachidien, l’analyser et l’étudier, la
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voie sous-arachnoïdienne enlrail définitivement dans le domaine de la clinique.
Sicard (1) a montré dans sa thèse que cette cavité, supportant aisément la soustraction, l'évacuation d'une assez grande quantité de liquide, pouvait à son tour recevoir et tolérer avec impunité des liquides étrangers, des solutions médicamenteuses, qui agissent sur les centres nerveux sous-jacents.
Actuellement il est prouvé que la voie sous-arachnoïdienne est une des voies les plus maniables, et que le liquide céphalo-rachidien est un liquide que l’on peut soustraire à l’organisme sans dommage, et que l’on peut remplacer impunément par un autre liquide. | |
L'injection n’est nullement douloureuse. Sicard, après de nombreuses expériences sur ies chiens, put, en 1898, pour la première fois, chez un malade, au huitième jour d’un tétanos franchement déclaré, abandonner dans l’espace sous-arachnoïdien, après ponction lombaire, 4 centimètres cubes de sérum antitétanique. Il n’y eut aucune réaction morbide consécutive, et le malade ne mourut que quelques jours après, emporté par des accidents tétaniques bulbaires. -
Aucune des observations publiées par.les auteurs pe mentionne d'accidents survenus à la suite de l’injection intra-rachidienne. 3
0 La voie sous-arachnoïdienne se présente comme