‹ Sérothérapie curative antitétanique: Voie sous-arachnoïdienneChapitre 13 sur 19 · PT A RE · texte numérisé non relu

PT A RE

bien peuvent être graves el dangereuses les interventions sur les veines, el « nous serions plus tenté de croire, dit M. Rollin, à des cas de mort, après une injection intra-veineuse, qu'après les injections sousarachnoïdiennes, désormais entrées dans la pratique courante ».

Quant aux injections intra-cérébrales, nous avons vu que les résultats fournis par l’expérimentation leur étaient tout à fait favorables ; mais chez l’homme il n’en est pas de même. Elles nécessitent également un acte opératoire toujours sérieux, du fait même du traumatisme cérébral inévitable. Elles ne sont pas à la portée de tous, au contraire de la ponction lombaire, que chacun peut faire et qui est facilement acceptée par le malade.

Mais il n’y a pas que la clinique qui démontre la haute valeur del’injection intra-rachidienne. MM. Descos et Barthélémy ont montré, expérimentalement, qu’à doses répétées et assez élevées, l’injection sousarachnoïdienne a amené la guérisou de lapins tétanisés, au début de la phase des contractures ; et un peu plus tard, expérimentant de nouveau sur les lapins, les deux auteurs concluent que, dans le tétanos confirmé, les injections sous-arachnoïdiennes leur ont donné des résultats supérieurs aux autres méthodes. |

« Cette voie, disent-ils, nous a fourni des résultats inattendus. Sur 4 lapins, 2 sont morts, l’un avec

un tétanos rapide (quatre-vingt-dix heures), l’autre avec un tétanos lent (sept jours) et 2 ont survécu. » Vallet 4

Ils terminent en disant qu’à la phase descontractures, seule l'injection sous-«rachnoïdienne est quelquefois suivie de succès. Ces auteurs ont pratiqué l'injection expérimentale sous l’arachnoïde cranienne, mais ils estiment que la voie lombaire doit être aussi efficace.

Technique opératoire

La technique des injections sous-arachnoïdiennes de sérum antitétanique est des plus simples et à la portée de tous. Nous empruntons à Rollin la façon de procéder.

Le malade sera couché, de préférence sur le côté ; la position assise, habituellement employée pour la ponction lombaire est, en effet, difficile à obtenir, et les mouvements nécessaires sont capables d’exagérer les contractures et de provoquer des crises spasmodiques. |

A ce point de vue, Rollin pense que l’administration du chloroforme est des plus utiles, et il a constaté l'utilité de la chloroformisation, pour obtenir la cessation de l’opistothonos et faciliter l’acte opératoire. |

D'ailleurs, l’anesthésie est admirablement supportée par les malades, chez qui l'on constate la rapidité du sommeil, la cessation presque immédiate de la raideur vertébrale, et une sédation complète des crises spasmodiques pendant une durée variant de trois à sept heures.

D'autre part, nous savons que la narcose chloroformique a clé conseillée au titre de traitement du téta-

Page 1