‹ Sérothérapie curative antitétanique: Voie sous-arachnoïdienneChapitre 6 sur 19 · Wassermann. Perliner Klinische W ochenschr., 1898, D'ARee · texte numérisé non relu

Wassermann. Perliner Klinische W ochenschr., 1898, D'ARee

ment : l’antitoxine neutralise bien le poison qu’elle rencontre dans le corps, mais demeure sans action sur les lésions déjà faites.

C'est alors que l’on eut l’idée de porter directement dans le cerveau le sérum. On espérait mettre à l’abri les centres supérieurs qui n’avaient pas encore été touchés.

Les expériences de Roux et Borrel (1) montrent encore que l’antitoxine circule bien dans le sang, mais ne semble pas arriver au contact des éléments ‘nerveux, du moins ne les préserve-t-elle pas contre action du poison tétanique. En effet les cobayes auxquels on donne préventivement des doses élevées de sérum immunisant sont préservés contre une dose cinq fois mortelle de toxine introduite sous la peau, mais ils ne le sont plus contre une dose beaucoup plus faible injectée directement dans le cerveau : les animaux succombent presque tous au tétanos cérébral, caractérisé par une excitation extraordinaire, par des crises convulsives intermittentes, des troubles moteurs et de la polyurie, qui ne rappellent en rien le tétanos ordinaire. Pendant que l’antitoxine circule avec le sang, la toxine injectée dans le cerveau peut donc se fixer sur les éléments nerveux : & Le contre-poison n’arrive pas au contact du poison et les deux substances pourtant si rapprochées ne se rencontrent point.

Le sérum est efficace contre la toxine mise sous la

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