‹ Sérothérapie curative antitétanique: Voie sous-arachnoïdienneChapitre 8 sur 19 · Annales de l'Institut Pasteur, 1897, juillet · texte numérisé non relu

Annales de l'Institut Pasteur, 1897, juillet

LUS TEE

sion de moelle épinière, à la condition d’augmenter la dose de substance nerveuse.

En ce qui concerne les nerfs périphériques, Marie et Morax essayèrent également de prouver que la: toxine a pour eux de l’affinité. Ils firent de nombreuses expériences sur les cobayes et arrivèrent aux conclusions suivantes :

Injectée dans un muscle :

1° La toxine passe en partie dans le sang où on la retrouve de bonne heure ;

2° Les nerfs moteurs ainsi que les nerfs vaso-moteurs l’absorbent et s’en remplissent à tel point qu’en un temps relativement court, la substance du nerf périphérique en contient des quantités infiniment plus considérables que les humeurs qui baignent les tissus, à quelque distance du point d'absorption ;

3° La diffusion de la toxine suit une voie centripète : QIl s’agit d’un véritable mouvement de propagation que l’on pourrait comparer à l'absorption des liquides nourriciers par les racines d'une plante » ;

4 Le neurome correspondant à la région où se fait l’absorption sera donc le premier saturé par la toxine, et c’est pour cela que, chez les animaux de laboratoire (souris, cobaye, lapin), la contracture apparaît d’abord dans la région où l'injection a été pratiquée.

En un mot l’expérimentation nous montre que la toxine tétanique s’achemine vers le cerveau par deux

voies : la voie sanguine et la voie des nerfs péri- #

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