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LES FERRURES DE PORTES

La menuiserie d'une porte est revêtue, pour que la porte soit complète et remplisse convenablement son office, d'un certain nombre de ferrements, La serrure, malgré l'importance de son rôle et l'ingénieuse combinaison de son mécanisme, n'est pas la pièce la plus indispensable. Les pentures, à l'aide desquelles la porte roule sur ses gonds ou pivots, pour s'ouvrir et se fermer, et par lesquelles le vantail ou battant adhère à la baie ou ouverture du chambranle, passe au premier rang ; car c'est par elles que le bois de la porte, meuble de sa nature, s'incorpore à l'édifice et devient une pièce de l'architecture. La serrure ne vient qu'après, et cette machine, le seul accessoire en fer que nos bâtisseurs modernes mettent un peu en évidence sur la menuiserie des portes, était moins apparente que les pentures dans les usages de l'architecture très logique du moyen-âge.

Les verrous, malgré leur simplicité, ont le même rang que les serrures. Enfin sur la face extérieure du vantail divers accessoires trouvent leur place : tels sont les entrées des serrures, plaques richement ornementées aux époques où le goût du dessin fut en faveur, et la nombreuse famille des poignées, tirants, pendants, heurtoirs, marteaux, boucles, etc., destinés soit à fermer la porte en l'attirant à soi, soit à faire du bruit pour avertir à l'intérieur, et que notre époque, dans son prosaïque amour de la simplification et de la nudité, réduit à la forme élémentaire d'un anneau ou d'un simple bouton.

Cette classification naturelle, fondée sur le degré d'utilité de chaque pièce et l'importance de son rôle, a été suivie dans le classement des planches de ce volume, et l'on remarquera qu'elle coïncide justement avec l'ordre chronologique des temps, les pentures ayant été les pièces les plus ornementées et les plus apparentes aux XIP. et XIIP. siècles, et es ferrements accessoires, tels que les entrées de serrure, n'étant devenus l'objet de la prédilection des décorateurs que dans les siècles plus

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