‹ Sérums ThérapeutiquesChapitre 37 sur 58 · VACCINATION À L'AIDE DES VIBRIONS VIVANTS OÙ MORTS · texte numérisé non relu

VACCINATION À L'AIDE DES VIBRIONS VIVANTS OÙ MORTS

Les premiers essais de vaccination sont dus à Ferran (13), de Barcelone, en 1885.

Is furent repris sous une autre forme en 1892 et 1895 par

Haffkine (14) qui opérait de la manière suivante : Il commençait par exaller l’activité du virus cholérique, en injectant dans la cavité péritonéale du cobaye une dose plusieurs fois mortelle d’une culture sur gélose. L’épanchement qui en résulte fournit un liquide qu’on laisse, pendant quelques heures, au contact de l’air, avant de l’inoculer à un nouvel animal. Au bout de vingt passages, le bacille-virgule a acquis une virulence fixe. Se servant ensuite de ce virus renforcé, Haffkine le cultive à 39° sur du bouillon soumis à une aération continue. Il obtient ainsi une culture atténuée qui, inoculée à un cobaye, le rend réfractaire à l’inoculation d’une dose mortelle de virus fort. Dans l'application qu’il a faite à l'homme de cette méthode d’immunisation, l’auteur commence par injecter sous la peau le premier vaccin faible, puis, cinq jours après, le virus exalté; l’immunité est solidement acquise, au bout des huit jours qui suivent la deuxième vaccination. Les résultats obtenus seraient entièrement favorables. Sur 40.000 personnes ainsi traitées dans l’Inde, Haffkine dit n’avoir jamais constaté d’accident du fait de l’inoculation, et la mortalité aurait été des plus faibles. Il semble donc que le procédé soit appelé à rendre de grands services.

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