REPOS
L'air bouge: la chaleur trouble la paix des lignes Que tracent sous le ciel les horizons brûlants ; L'azur plat, traversé de fins nuages blancs, Semble un lac de lumière où glisseraient des cygnes.
Les coteaux que rougit encor le sang des guignes, Eblouis de sommeil, s'écrasent flancs à flancs, Et Ton n'entend, au fond des déserts somnolents. Que le bourdonnement des guêpes dans les vignes.
Une même torpeur endort bois et troupeaux. Et la contagion de l'immense repos Assoupit dans les cœurs la tristesse et la joie.
Je ne. sais plus: la haie a des senteurs de miel ; L'air bouge, et mon passé, confusément, se noie Dans une mer d'oubli vaste comme le ciel.
i02 SEUL
KXIL
Quand l'homme, sous un ciel taciturne et sans voiles, S'arrête, épouvanté du nombre des étoiles. Devant la profondeur des silences lointains, Quand il croit percevoir sous ses pieds incertains Le vague tournoiement d'un globe dans l'espace. Quand la peur de tomber dans la brise qui passe Le prend, alors il tremble, et seul, sans un appui. Se sentiuit loin de toul, il redescend en lui...
l'adouatio.n. :203