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ENVOI. III

qui se tourmente par Tirréalisable ambition de tous les « au-deloà «>.

Sache-le : la grande douleur de l'homme, c'est la solitude, et c'est la douleur sans remède. Pour la fuir, il forme les unions d'amour et d'amitié, il construit la famille, il invente la patrie, il imagine des religions qui lui donnent des frères plus proches, et des présences divines autour de son isolement, avec des ailes d'anges ou des voix de daïmones. Leurres consolants, sans doute, mais dont il voit un jour la vanité; et ce jour-là est précisément celui où l'humanité plus raffinée encore, devient plus apte à pâtir de ces manques, parce qu'elle a plus besoin des chimères qui se dérobent.

Enfant! Nous sommes venus trop tard pour vivre selon la formule la plus saine et la plus propice à nos félicités; il nous faut souffrir de nos maux, et de ceux des ancêtres; héritiers de rêves accumulés, nous avons gagné de jour en jour des aspirations grandissantes : nous demandons davantage à la vie , c'est-àrdire à nos propres forces, et toi qui Le plains dans la nuit sans le confesser à personne , tu n'auras pas ce que tu souhaites, car ce qui te fut

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