SUR UN ÉVENTAIL
Par delà les mers d'or où s'endorment les voiles. Dans un monde où la nuit, sur l'air silencieux, Déroule immensément l'argent poli des cieux Qu'illuminent d'autres étoiles;
Loin, très loin des pays où nous sommes restés, Quand la langueur de vivre engourdira votre âme, Et quand les nuits de braise après lesjours de flamme Vous feront d'éternels étés :
Alors, souvenez-vous de l'époque passée, Et puisse l'éventail que vos mains berceront D'un grand souffle amical caresser votre front, Votre front et votre pensée.
l'attente. 17