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L'ÉLUE

Je rêvais d'un amour caressant et vorace, Affamé de chair vive, assoiffé de sang frais, Jeune et fauve, exhalant la senteur des forêts. Un rouge amour qui fait crier ce qu'il embrasse.

Alors, souple, féline el laissant sur ta trace L'éblouissant parfum du corps que j'implorais. Comme un vaisseau fleuri qui berce ses agrès. Tu vins : toute ma race à reconnu ta race.

Et tu passas, et sans me voir, et je t'aimais, Toi la promise, et tu disparus pour jamais. Poursuivant ton destin vers les baisers d'un autre.

Un double vœu m'avait conduit sur ton chemin; Ma vie était la tienne et ton bonheur le nôtre : Je ne te verrai plus et j'oublierai, demain.

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