SŒURS DE DEMAIN
Sœurs de demain, ô vous que je ne connais pas, Roses de l'avenir qui fleurissez là-bas Pour être le parfum des tendresses futures ! Vous en qui renaîtront ma joie et mes tortures Et qui me peuplerez le ciel, et qui serez Le renouveau d'espoir aux temps désespérés ; Vous que j'aimerai tant et que je cherche encore, Chères ombres, la nuit qui deviendra l'aurore, C'est vous, et je salue en vous les jours promis.
Voix claires, rires frais, ennemis, puis amis, Un songe, et je ne sais ni vos noms ni vos âges :
Mais mon impatience a vu dans les présages Un trésor de chagrins payant des bonheurs fous, Et quand je suis trop seul je me console en vous, Douces reines, beautés plus belles que les autres. Et je ferme mes yeux pour deviner les vôtres.
L ATTENTE