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LE SOURIRE

J'exalte ta louange, ô toi qui me tortures, Et je cherche parmi les choses les plus pures Ce que j'ai de meilleur en moi pour te l'offrir.

Lorsque le proconsul l'appela pour mourir, Ainsi faisait jadis la sainte Dorothée.

Souriante de voir sa robe ensanglantée, Elle avait entendu le fer broyer ses os, Et le grincement sec. strident, froid, des ciseaux Qui découpaient des fleurs de chair dans ses seins vieri Puis, sur son corps d'enfant, déchiré par les verges, Les torches de résine avaient versé du feu. Mais elle, toujours calme et souriante à Dieu, Tendait vers le Seigneur ses belles mains sans tache Et priait sur celui qui préparait la hache.

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C'est alors que, drapé dans un lambeau des cieux, Triomphal et portant déjà dans ses grands yeux Un reflet de la gloire et des apothéoses, Un ange avait paru, les bras chargés de roses.

La martyre baisa les fleurs du paradis,

Et se sentant bénie au milieu des maudits.

Remercia César que la hache fût prête.

— A genoux!... Mais avant de leur livrer sa tète,

Avec cet éternel sourire des héros,

Elle donnait les fleurs du ciel à ses bourreaux.

l'adoration. 125

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