À) ASPECT ACTUEL DE LA QUESTION À L'ÉTRANGER ET EN FRANCE
En France, les législations en vigueur ont sensiblement réduit le nombre des violences sur l:squelles Tardieu dans le milieu du XIX° siècle appelait l’attention des médecins légistes. Mais actuellement, il s’agit surtout de sévices par omission et de sévices moraux, qui n2 sont Pas moins nocifs et contre lesquels les lois ont généralement peu de portée. D
Beaucoup parviennent cependant à la connaissance de la justice, ils ne sont pas toujours retenus, c'est pourquoi les statistiques des tribunaux n’apportent pas une idée bien nette de la fréquence des sévices. Mais nous envisageons la question sous une étendue plus vaste que le cadre juridique d’où sont presque exclus les sévices moraux. À ’étranger, l'état de choses n’est guère enviable sur de nombreux points. En Angleterre et en Allemagne, les châtiments corporels font partie intégrante de l'éducation. Ceci est même admis commodé-
ment à en juger par cet avis d’un éiève anglais qui disait :
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« notre principal qui avait des idées à lui, voulait abolir le châtiment corporel pour y substituer uns amende. Tout le monde regimba contre cette innovation. Les fouets nous semblaient très conciliables, avec la dignité d’un gentlemen. »
De nos jours, en Russie, 15 régime de l’union libre, facilitant l'abandon des enfants, offre le spsctacle le plus navrant de la déchéance humaine. Des enfants à la naissance sont abandonnés et livrés presque nus aux phénomènes de la nature. Les uns succombent bien vite, d’autres sont mangés par des loups, une infime partie, secourue misérablement arrive à pousser jusqu'à un âg2 où elle est capable d'aller chercher sa nourriture. Ces malheureux, chez qui toute éducation est inexistante, commencent très tôt une vie de vagabondage, de rapine, de mendicité.…
Nous sommes heureusement loin de toutes ces horreurs ! Voyons plutôt tout ce qui a été fait en France en faveur des enfants. Nous allons d’abord exposer les lois protégeant l’enfance ensuite dans un tableau général de la prophylaxie, nous parlerons des œuvres, des institutions privées qui concourent au même but.
M. Callier vient d’attirer l’attention sur des condamnations prononcées contre des mineurs pour des délits, qu’il qualifie « de nécessité, ou d’imprévoyance », ayant entraîné la prison préventive sans que l'intention délictueuse n’ait été suffisamment établie. Dans un grand nombre de cas, la pri-
son lui paraît injuste st néfaste. « On ne saurait faire grief à