C) AUTOPSIE
Les coupables de sévices ne s'arrêtent parfois qu'après avoir exterminé leur victime, satisfaisant ainsi leur secrète intention. Des ‘soupçons s’éveillent bientôt et la tranquillité qu'ils croyaient avoir gagnée devient une angoisse, car le juge d'instruction a ordonné j’autopsie. L’expsrt se trouvera alors en présence: de stigmates certains du crime, seul en cause, ou de: l’adjonction d’une maladie intercurrente. D'autres fois, il aura à lever de fausses accusations. Malheureusement aussi, certaines fois, il ne pourra apporter à la justice aucune preuve sûre de ia raison de la mort. Voyons à la suite ces
différentes éventualités.
Lt
a) Sévices ayant entraîné la mort. — Sur le cadavre on
peut observer déjà, avant l'ouverture, des traces de blessu- .
res dont nous avons déjà parlé, il sera utile aussi de déterminer l’âge des plus récinies par une étude histologique et clinique de ja désintégration du pigment sanguin dans les tissus traumatisés. Les lésions profondes qu'on retrouve le plus souvent à l'examen des viscères sont : les hémorragies iniernes, une péritonite par perforation, une fracture du crâne, toutes créées par des chocs très violents laissant à la peau des lésions nettes et des déformations.
Des coups violents assénés sur ia tête avec un sabot, un marteau, où par précipitation contre le sol, entraînent chez
les tout jeunes des enfonc:ments crâniens se traduisant par