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un aplatissement latéral; ces lésions portent particulièrement Sur l2s pariétaux. Au-dessous se trouve un épanchement sanguin abondant, envahissant méninges et substance nerveuse. Malgré ces importantes lésions profondes, la peau peut paraître intacte. D'ailleurs, l’autopsie peut découvrir d’autres lésions imprévues : hémorragies méningé:s et altération superficielle de l’ancéphale, sans fracture du crâne où simple fêlure. C'est en disséquant systématiquement la peau et les muscles des régions l2s plus exposées aux coups, qu’on trouvera parfois de vastes extravasions sanguines qu'un examen superficiel navait pas permis de soupçonner.
Les meurtriers peuvent aussi avoir recours à la submersion, à la strangulation, à la suffocation dont il faudra recher- : cher les signes.
Quand il s’agit de privations ou d’omission on a un cadavre décharné avec des tissus pâles et exsangues. L’estomac est rétracté avec une muqueuse grisâtre sillonnée de plis permanents et profonds. L’intestin est aussi ratatiné, sa paroi réduite à l’état d’une mince pellicule transparente. Tardieu insistait particulièrement sur l’atrophie et la décoloration extrême de la rate.
D'autre pari, un médecin légiste chargé de faire l’autopsie d’un enfant qui s’est suicidé devra toujours rechercher sur le corps de la victime s'il n’y a pas de traces de sévices ayant déterminé l'enfant à en finir de la vie. De
même, un état de maigreur et de débilité physique pourrait
être la conséquence de privations continues. Se trouvant devant des faits indiscutables de lésions mortelles, l'expert ne sera pas dans l'embarras pour conclure. Ce qui sera moins
facil: pour les cas qui vont suivre.
b) Sévices légers avec maladies intercurrentes. — Il s'agira dans ce cas de faire la part des sévices dans la prédisposition et dans l’aggravation de la maladie. Aux lésions dues à des violences, s'associent souvent ds affections pouvant être autonomes mais survenant plus facilement du fait d’une prédisposition créée par les traumatismes répétés et les privations : toutes conditions débilitantes et diminuant la résistance d: l'enfant. Rentrent surtout dans ce cas les broncho-pneumonies, la tuberculose pulmonaire. Il est cependant difficile d'affirmer d’une façon précise des rapports de cause à effet. [Il sera toujours aussi intéressant dans les cas étiquetés de diarrhées cholériformes, de dysenteries, de vérifier les intoxications par l’arsenic surtout. Une pneumonie fou- . droyante peut-êtr: due à un début d'empoisonnement crimine] par l’oxyde de carbone, il faudra songer à rechercher ce gaz en cas de doute. Donc, l’expert rencontrera des affections où les traumatism:3 jouent leur rôle, mais il se tiendra tout de même dans la réserve.
] ne se bornera qu’à signaler la probabilité d’un rap-
port entre les faits incriminés et la maladie sans essayer d’en
mesurer l'importance. Il risquerait d'aboutir injustzment à une accusation peut-être fausse.
Il devra cependant nier l'influence des sévices en présence d’une affection qu= tout le monde s’accorde à considérer comme sans rapport avec les traumatismes surtout chez l'enfant. Ainsi, une endocardite aiguë, une néphrite, une irvagination intestinale, une méningite otiqu:, peuvent d’une façon lointaine être rattachées à des privations de soins, mais il risquerait trop d'erreurs à donner un avis là-dessus. Il vaut mieux nier systématiquement jaissant au juge le soin d'éclairer l’affaire autrement.
On pourra en dernier lieu et en présence de sévices dûment reconnus, penser à la mort par l’inhibition produite par
la souffrance, après avoir éliminé les cas suivants :.
c) L'autopsie révèle une maladi? inattendue et aucune trace de Sévice n’est retrouvée. —“ Devant une mort subite, les suspicions, nées de la jalousie ou de la méchanceté s’élèvent contre certaines personnes. Il suffit qu'on ait vu l'2nfant avec des ecchymoses, souffreteux, et pleurant pour qu'aux yeux des voisins la mort passe pour suspecte. C'est ici le cas de toutes les morts subit:s que nous citerons brièvement. L'expert devra les avoir présents à l'esprit pour les rechercher et les éliminer.
Parmi les maladies infectieuses, nous pouvons trouver
des morts subites dans la scarlatine, forme hypertoxique
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avec complications hémorragiques. La coqueluche peut être brusquement fatale par spasme de la glotte et asphyxie consécutive. La diphtérie dans sa forme hémorragique et par ses complications cardiaques (thrombose ou endocardite) peut aussi être foudroyante. Une typhoide latente peut se déclarer brusquement par une hémorragie méningée ou intestinale mortelles. Souvent aussi des nourrissons succombent inopinément de lésions syphilitiques du foie, du poumon, ou même sans auir2 cause que cette infection à surprises. On voit parfois des eczémas avec infection devenir mortels; soit à la suite d'une myocardite, soit par auto-intoxication (lésions rénales, congestions des centres nerveux). L'application d’une pommade à base de plomb a pu caus?r la mort en quelques jours.
Du côté de l’appareil digestif, faut connaître les cas de mort subite par abcès rétro-pharyngien (pus dans les bronches, spasme de la glotte), par invagination intestinale par hernie étranglée, par appendicite, par les vers intestinaux (convulsions). La cirrhose cardio-tuberculeuse peut provoquer une syncope mortelle. Très souvent, on ne s’en tire point d'un coma diabétique.
On peut retrouver aussi d2s lésions des glandes endocrines, destructions ou hémorragies, surtout surrénale et thyroïde, où une hypertrophie du thymus comprimant les organes voisins, mais il faut remarquer ici que souvent cet organe est physiologiquèment gros, son atrophie traduit plutôt un état pathologique de dénutrition.
Il faut aussi penser aux maladies congénitales du cœur, aux péricardites, aux myocardites, au cœur gros ; à toutes les méningites, hémorragies méningées et cérébrales, aux tumeurs et abcès du cerveau, à l’épilepsie. Ke
Du côté de l’appareil respiratoire, rechercher les corps étrangers, les lombrics du pharynx, la bronchite capillaire, l'ædème pulmonaire, l’apoplexie, la gangrène, la granulie et les pleurésies surtout. |
À la suite d’un traumatisme, un kyste du cœur ou du foie peut se rompre et entraîner une mort brusque. On a aussi signalé Ja mort foudroyante d’un enfant de onze ans par coup de caillou reçu sur l'abdomen sans lésion à l’autopsie, l’estomac était plein.
état lymphatique constitue une véritable prédisposition
à la mort subite. On touche alors à ces cas où :
d) L'autopsie est absolument négative. — Cela n’est pas exc2ptionnel chez l’enfant. L’anamnèse, l’étaf des frères et des sœurs, l'examen des lieux où vivait la victime pourront apporter des notions utiles à la faveur de telle ou telle présomption, syphilis, inhibition... mais la prudence est de ri-
gueur. J ne faut fonder-son affirmation que sur des faits.