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forts qui réduisent à un véritable esclavage leur jeune subalterne sous la menace du coup de pied ou du coup de poirg, qu'ils distribuent d’ailleurs assez souvent, soit par ainusement, soit par méchanceté; ils commettent de graves vicien-
ces comme dans les observations suivantes :
OBSERVATION II. (due à Monsieur PTÉDELIÈVRE). — Le jeune B..., 13 ans et demi, apprenti électricien nous raconte les faits suivants : au début de juin 1028, il triait des boulons, lorsque deux ouvriers l'ont saisi par les bras et l’ont renversé sur le dos. Après avoir déboutonné son pantalon, ils ont badigeonné ses parties génitales avec un pinceau imbibé de coaltar.
J1 n’a subi aucune autre violence. Rentré chez lui, il a raconté ce qui s'était passé, et se plaignait de douleurs dans le bras gauche, Le père nous explique, qu'on n’a:pas pu le débarrasser tout de suite du coaltar qui collait à ses cuisses et à ses vêtements. Il s'est produit ainsi une très légère irritation, mais aucune lésion spéciale. J1 a fallu environ huit jours pour que les dernières traces du produit soient parties.
Examen. — L'enfant ne se plaint plus de rien actuellement (6 juillet 1928). L'examen du bras gauche qui avait été contusionné pendant qu'il se débattait ne présente rien d’anormel; il n’y a aucun reliquat de cette contusion. L'examen des organes génitaux de l’enfant ne montre absolument aucune lésion; il ne reste aucune trace du produit ni de
l'irritation passagère qui a pu être produite,
OBSERVATION II (due à Monsieur DERVIEUX). — L'enfant C... âgé de 15 ans, fait des fugues nombreuses abandonnant son travail. Il raconte les faits suivants : À l’atelier, des camarades le prenaient à part
et l’obligeaient à se masturber devant eux. Il s’exécutait sous la menace.
H supporta longtemps en silence ces sévices, mais bientôt pour y échapper il manquait son travail et commettait les fugues qui firent l’objet de son arrestation.
L'examen physique est négatif, Les organes génitaux sont normaux, ne présentent aucune lésion traumatique. On note un teint pâle et anémique. Au point de vue mental, un peu de timidité et de méfiance avec un léger degré d’aboulie, sans qu'on en puisse constituer un syndrome
morbide.
Le Docteur Fauquez (1) rapporte l'observation d'un jeu meurtrier de camarades, qui sous l’action de l’air comprimé, provoque des déchirures intestinales. Surprenant un jeune ouvrier plus faible, ils font le simulacre du lavement et lui lance dans les fesses, le jet d’air sous pression. Lorsque la pression n’est pas très forte, que le jet est bref et que le fond de culotte est de bonne qualité, on peut en être quitte pour la peur. "
L'enfant tombe en syncop?, sous les effets de la douleur qui est horrible. On le relève gonflé comme une outre, avec un météorisme qui remonte jusqu'à la ligne mamelonnaïre, une dyspnée intensz:; mais l'intestin ayant résisté, l'air se résorbe et l’enfant peut être remis en quelques jours. Quand la pression atteint 8-10-12 atmosphères, le jet agit comme un corps contondant solide, pouvant déchiqueter =ntièrement
le périné, où flottent méconnaissables, muscles, aponévroses
(x) Annales de Médecine légale, année 1926, page 235.