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et intestins. L’S iliaque ayant éclaté, la mort survient en quelques heures, après d’abominables souffrances.
À côté de ces inculpés plus ou moins mêlés à l’instruction et l'éducation des enfants; il en est qui exercent des sévices uniquement dans le but de satisfaire leurs intérêts et leurs mauvais instincts. Tels des matrones et des souteneurs qui, pour obliger de jeunes mineures à se prostituer, les martyrisent avec toute la brutalité qui convient dans un te] milieu. Des sadiques, des invertis attirent des enfants par des gourmandises ou de l’argent et se livrent sur eux à toutes. sortes d’horreurs, masturbations, flagellations ou autres attentats à la pudeur. Nous devons signaler enfin, comment des idées philosophiques ou religieuses ont pu amener certains passionnés, déséquilibrés ou débiles à une sorte de criminalité mystique. Leurs victimes appartiennent le plus souvent à leur entourage immédiat. On les verra refuseŸ l'intervention des médecins pour eux-mêmes et leurs enfants. D’autres, commitirons sur eux des actes meurtriers revêtant un masque altruiste, expiatoire, purificateur ou préventif. Ce sont le plus souvent des violences par impulsions. Nous citerons en dernier lieu comme auteurs de sévices, ds véritables aliénés, qui n’ont pas encore commis le crime alarmant qui les mènera à l'asile.
Nous ferons remarquer que la majorité des coupables commettent leurs méfaits pendant très longtemps et seulement
un excès dans ce sens, peut les faire tomber entre les mains
de la justice. Mais en somme, une infime minorité aboutit au châtiment qu’elle mérite.
Nous nous sommes attachés dans ce qui précède, à la psychologie de certains inculpés et à leurs mobiles; mais d’autres sont très normaux par ailleurs et n’agissent ainsi que par ignorance, accidents ou. mauvais naturel. Nous allons
maintenant envisager leurs méfaits en étudiant leurs victimes.
2° Sur les victimes
Les victimes sont : ou des enfants très normaux, ou de pauvres déshérités de la nature qui endurent par surcroît les pires séviczs; soit par faits d'action ou d’omission, soit par ignorance, accident ou imprudence.
Dans cette catégorie de faits, nous ferons entrer surtout les sévices moraux qui sont en majeure partie dûs à des erreurs sur l'éducation. C’est surtout dans les milieux pauvres où la misère voisine l'alcoolisme et la tuberculose qu’on rencontre ces malheureux enfants.
La notion de milieu social a sa grande importance, non pas qu'elle devrait seulement constituer, dans bien des cas, des circonstances afténuantes pour les inculpés, mais, parce qu'ici plus qu'ailleurs, l’idée intentionnelle doit être recherchée. La souffrance humaine exercée par les hommes a souvent le même aspect que celle infligée par les nécessités matérielles de la vie difficile. Nous verrons plus loin ce que cela