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587 sur l'ordre de son père Leovigild ', Santa Maria de laBlanca qui était à l'origine une synagogue, donnée aux Juifs en 1253, fut transformée au XVII" siècle en un édifice churrigueresque intempérant. Elle possédait autrefois quelques-unes des plus célèbres peintures de Murillo. On y rencontre encore une Cène attribuée au jifrand maître, mais la dureté des
tons et les fautes du dessin ne
plaidentguèreen faveur d'une telle supposition. L'église San Salvador, contemporaine de Santa Maria de la lîlanca, était autrefois un temple arabe, mais fut entièrement rebâtie £1 neuf au xviP siècle. Une inscription koufique gravée sur une pierre enchâssée dans son clocher nous apprend la fondation de la mosquée par le sultan Al Motamid. Le nouvel édifice fut commencé en août 1671 et les femmes du quartier donnèrent pour cette œuvre pie leurs bijoux et leur vaisselle dor et d'aryent. Mais comme cela n'était pas suffisant, les habitants sortirent en outre les lits, les chaises, les tables, enfin tout le mobilier de leurs maisons et le vendirent au bénéfice de la construction. Le Sauveur est une des plus riches et des plus grandes paroisses de Séville, mais elle occupe un desderniers rangs par l'absence de goût dont elle témoigne. Les murs surchargés d'ornements nous choquent autant qu'ils plaisaient il y a deux cents ans à nos devanciers. L'énorme retable de la chapelle principale, achevé en 1770
l-ji,:iiiL' de la CaridaJ,
' Hermenegild fils aînt- du roi des Goths, ar Sigcbert et de Brunehaut, la belle Ingonde qui le <[ui s'iitait révolté contre l'autorité paternelle et di- <nuviT sa vii: en acceptiint la communion an
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par Cajetano de Acosta est dans son ensemble en dépitde ses détails habilement et patiemment exécutés l'échantillon le plus typique du mauvais goût. La Virgen de las Agnas se trouve dans une chapelle à laquelleelle a donné son nom ; c'est une statue en bois, duxiii' siècle.
analogue à la Virgen de les Reyesde la cathédrale : autrefois elle était mue comme celle-ci par un système de ressorts et de courroies ; elle porte comme beaucoup d'autres un vêtement qui ne laisse voir que son visage, sesmains et ses pieds. Sur un autre autel se dresse l'œuvre de Montanez la plus admirée :
un Christ chargé de sa croix.
Quant aux autres sculptures de cette église elles remontent pour la plupart à la fin du XVir ou du XVIII" siècle.
Quelques-unes d'entre elles sont de bons spécimens du style baroque dont le principal représentant était à Séville Pedro Duque Cornejo.
L'Église de VHospiial de vénérables saccrdoUs, élevée en ibijî*, offre plusieurs bonnes toiles de Valdès Leal :
sur le maitre-autei saint Ferdinand couronné par l'Église, avec Séville et l'Espagne, quelques petits anges et des attributs militaires à ses pieds; dans le presbytère deux nouveaux « saint Ferdinand B:run aux pieds de la Vierge, l'autre donnant à l'archevêque Don Remondo la mosquée de Séville; sur un autel latéral un Jésus mourant sur la croix et enfin six grandes fresques que l'artiste exécuta en collaboration avec son fils Lucas, ces peintures qui ne sont pas au nombre des œuvres caractéristiques de Leal représentent ; le
Le Clirisi. pjr Pt-dro RolJaii. Car
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Concile de Nict-e : le pape LL*on, protégé par les apôtres I^ierre et Paul, marchant au devant d'Attila ; Frédéric Barberousse jurant obéissance au pape ; saint Martin de Tours invité à la table impériale; Charles II d'Espagne cédant son carrosse à un ecclésiastique qui porte le viatique, et saint Ambroise interdisant à l'empereur Théodose l'entrée de la cathédrale de Milan. Parmi la foule des autres œuvres d'art qui décorent l'édifice, signalons encore un remarquable saint Etienne qu'on attribue
non sans raison à Montanez. L'église Saint-Paul consacrée en i~34 s'élève sur l'emplacement de sa devancière écroulée en 1691 et sous les décombres de laquelle succomba la Vierge miraculeuse Jf las Flibrcs qui avait en 1351 guéri le roi de la fièvre. Les autels de ce monument, dont l'intérieur est néanmoins très joli et très harmonieux d'ensemble, se distinguent comme toutes les constructions de ce temps par des surcharges de mauvais goût. Parmi les œuvres d'art qu'on y conserve signalons : une Nueslra Seiiora del Amparo, bonne statue du xvi' siècle qu'on a tellement caché sous des vêtements de soie qu'il est presque impossible d'en examiner le travail ; au-dessus du tombeau de Francisco de Saavedra un intéressant tableau de Zurbaran représentant un ange et un Dominicain offrant le portrait de saint Dominique i\ la
Vierge accompagnée d'une sainte ; en face une Vierfve assistant saint Dominique à ses derniers moments, par le même; dans la Capilla de! Vin'J Perdido une remarf|uable Descente de Croix du sculpteur Roldan ; sur un autel latéral une Vierge à l'enfant Jésus, excellente statue Renaissance, qui peut éirt- df 1 nrrii^^iarii comme le soutiennent les savants de Séville.
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Tout à côté de celte église s'élève la chapelie de la confrérie de Monlserrat, dont l'autel moderne porte un Christ en croix par Montafiez ; on confia cette œuvre en 1851 à un statuaire qui la remît complètement à neuf et la garnit de deux beaux yeux en verre ! Le palais archiépiscopal situé vis-àvis de la Giralda appartient d'ensemble au xvil" siècle, en dépit de quelques détails des XV" et xvi* siècles. La façade avec sa grande porte baroque est peu intéressante. Mentionnons à l'intérieur un superbe escalier de marbre rouge et noir. Des peintures de ce palais dont une partie viennent de la cathédrale et furent transportées ici après l'effondrement de la coupole, les plus marquantes sont un -Murilln dans lu première
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manière du maître : saint Domingo de Guzman agenouillé devant la Vierge, et un Velasquez: saint Ildefonse recevant une chasuble des mains de la Vierge entourée d'anges représentés par des femmes portant le costume du xvir siècle. Aussi a-t-on pensé que ces personnages n'étaient autres que des amis et amies du peintre.