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Au reste tout le milieu de la façade est du haut en bas habillé d'ornements, fjuoique l'édifice ait été élevé sous Pierre le Cruel, les ouvriers mahométans venus de Cirenade usèrent de leur propre langue pour exécuter les légendes dont on a, ici comme ailleurs, tiré un parti décoratif, et ne se gênèrent même pas pour ciseler sur les murailles des versets du Coran. Seule une granile inscription gothique en espagnol nous rappelle.
y SKVILI.F,
à 'ùti' (les armes de Castille et de Léon qui servent aussi de motif oniL-mental. que nous avons affaire à une œuvre de la domination chrétienne et nous apprend que le roi Pierre fitédifier ce monument en 1,164,
L'n^.' potiL- J.ms l.i Cour J.s Jeunes Hll«. Mmiz.
.M.iis triiit ,1 roté la tormuli' : Allah ^<-u! est vainqueur I se multiplie en uni' t'iiulc d'L-xemplairc-..
I.iiisiriptinndf Pierre le (.ruel lient toute la larifeur de la construction ilti milieu et couronne rt-ia^'e supérieur composé d'une triple fenêtre centrale tlanquée dr deux Tmêtres double-. Ces ouvertures sont di\ i-ées
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par des colonnettes en marbre très élancées que relient les arcs un éventail à cinq échancrures. La baie rectangulaire de la porte entourée d'un riche stucage mural occupe la place principale de l'étage inférieur. Comnic à la Giralda. la décoration est figurée par des niches avec des colonnettes et des arcs ]n-ramidaux qu'encadrent des panneaux ajourés en forme de losanges, I,a porte et niénte son splendide châssis décoratif sont en pierre. D'ailleurs le gyj'se ou le riment qu'on em|>loyait alors
partout csi d'une t.ibricaLinn telle ([iie les siura!,;e- ^c snni aussi bien conservés et suh-îstenl aussi vifs que les -culplures dt? ])ierre J.es deux ailesqui ont égalemeul deux étages sont oniliragées comme le bâtiment central par un toit on saillie peint et sculpté, mais notal»lement plus étroit et moins somptueux que celui dumilieu. 1, étage supérieur de chaque aile présente une loggia aérienne trouée d'une grande ouverture que surmonte un arc à cintre surélevé et que flanquent deux triples baies latérales, le tout enchâssé dans des sturages forés en losanges, vraies guipures, qui reposent sur de sveltes colonnes en marbre dont les chapiteaux comptent parmi les plus gracieux et les plus alertes exemplaires
(lu type byzaiitino-arabe. Le mur qui forme le fond de ch;K|ue loggia est piTC('- de trois portes ou fenêtres et complètement luibillê quant au reste
dun luxui'iix liroc.irt de mi-nt points ft -culptt'-.
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du XVI- si.T
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hormis un gracieux ajimez que des portes el des fenêtres qu'on a pratiquées plus tard et qui détruisent l'harmonie préexistante. A la toiture >iiillnnte de la façade s'ajoute une muraille plus haute avec un toit égale-
Cour Je* Poupiîi-s ;rez-Ji,'-cl)Jusséi;), Ali:a
ment en saillie sous lequel règne une frise de colonnettes et d'arcs aigus et sur lequel repose la coupole carrée de la salle des Ambassadeurs. La décoration générale de la façade est à la fois somptueuse et du meilleur goût. Sa richesse ne connaît pas d'excès, son éclat d'ors et de conleurs
Si SKVII.I.I.
nt' toml»e jiiis dans le bari<»Iaye t-t sa diversité ne nuit pas à rfurytliiiii- (le l'cn-enible.
A l'imérii-ur de l'Alca/ar nous retrouvons le plan tond;imoiiial
' .iiiiimiii ,1 imis 11'-, .-difircs inaim-- : une l'inir < ■■nir.il'- iin.'un'i- de >,il i'i .lupparti-nn-ni-.. Apre- avc.ir fninclii la |Mirii- de la ta.,Mdi-, nousrrn' i
■ hapil<Mii\ utili-c- il en r--i trui^ .
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SKVU.I.K 11- quatrième est arabe. Lornementalion de l'intrados des arcs rciiioni<
lii iiremiiTi- pcriode de lu domination chrétienne elest. rominL- la t'avade. ilans le style niudejar, c'est-à-tlire complètement arabe avec très peu daddilions chrélîennes. On a >i bien restaure cette pièce en iSv' ([u'il
ne reste de ses anciens stucages muraux que des vestiges méconnaissables. Seuls les arcs et les plafonds de bois des deux pièces latérales ont gardé quelque chose de leur élégance primitive.
Après avoir traversé la chambre qui se trouve à gauche en entrant, on accède à une pièce carrée dont les restaurateurs de 1857 sacrifièrent la décoration arabe. A cette époque en effet le duc de Montpensier, le fils de Louis Philippe qui avait épousé une princesse espagnole et habita plusieurs années à Séville, fit remettre TAlcazar à neuf, et l'on commit en cette occurence méprise sur méprise. La restauration de TAlhambra qui elle aussi n'échappe pas à toute critique est pourtant bien supérieure à celle de l'Alcazar en ce qui concerne le goût et l'intelligence artistiques. Un étroit couloir nous amène à la principale cour intérieur du palais, au l^atio de las Douer/ 1 as. Ouoique cette cour aussi bien pour la disposition d'ensemble que pour le détail de la décoration ne puisse même de loin se mesurer avec ses deux com})agnes de l'Alhambra, elle compte pourtant parmi les créations les plus riches et les plus vaporeuses de l'architecture arabe. Ce Patio de las Doncellas tire, d'après la légende, son nom des cent jeunes filles payées en tribut au calife de Cordoue et qui y furent, diton, passées en revue et reconnues bonnes. La cour est rectangulaire et entourée d'une galerie dont les sveltes colonnes doubles portent des arcs aigus. L'arc central de chaque face est plus haut et plus large que les six arcs latéraux et, au lieu de reposer comme ceux-ci immédiatement sur les chapiteaux des colonnes, retombe sur une espèce de piliers vêtus des plus luxueux stucages. Les panneaux étayés par les colonnes sont entièrement en stuc et si bien ajourés d'après un modèle en losanges qu'ils ont l'air de lourds tapis brodés qu'on viendrait de suspendre. Ici encore, s'impose comme dans toutes les cours arabes la comparaison avec la tente : les colonnettes élancées figurent les mâts, fûts de palmiers sur lesquels on tend des couvertures et des rideaux ; et tout à côté le jet d'eau central représente la source de l'oasis. Au-dessus de ces parois en gypse foré court une frise d'inscriptions arabes à laquelle s'ajoute un autre ruban décoratif plus large où voisinent les versets arabes à la gloire du Dieu de Mahomet, les armes de Castille et la devise de Charles-Ouint : Piiés ultra j fermant ainsi la partie mauresque de l'édifice. Ces armes et ces ornements modernes ont été intercalés au milieu des ciselures arabes avec la même brutalité dont on fit preuve dans l'édifice chrétien de la mosquée de Cordoue et dans le palais de Charles-Quint à l'Alhambra. Cette cour date, comme la façade, du temps de Pierre le Cruel mais l'étage supérieur avec sa balustrade de marbre, ses colonnes
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ioniques ot ses arcs lisses à plein cintre est une addition de la KenaiNsance.
Les parois internes des colonnades sont tapissées, sur un mètre de hauteur environ, da/ulejos aux tons métalliques dont les lijïnessenoueot en d'étranije- fiifures, se séparent pour reform.T bientôt de iiouveiiux lacis cl propagent tout autour du patio leurs sinuosités jamais lasses.
Au-dessus dr re i-arrel.i^c réyne une iVi-e l'U slur donl l'ornementation entièrement maures([ue est interrompue à intervalles réjjuliers par les tours de Caslitle. les lions de Léon, les colonnes d'ilenule et la devise de Charlcs-OuiiU.
.Malf,'ré le^ insiTijUions araln's qui enradrcnlla frise, toui Ir travail sembl.' dater du iuili,.-u du XVI" siècle, épiiquc cui les frères Louis et iia-iiar de
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de
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ca^ar, mirent !•■■ i^alais en étal pour la venue deCliarles- Quint. Sur trois faces de la cour une porte fait pendant à la baie de l'an-ade centrale.
Ces ouvertures sont enchâssées dans de larges bordures Lac porte J.ins l.i S.iNl- des. \mKis>jJeurs. Alcaj^ir. ornementales représentant
surtout des fleurs fortement stylisées cjui font penser à des guipures et à des dentelles précieuses, au milieu desquelles des légendes arabes alteruent avec les armes et les devises des princes chrétiens. Hormis le cadre des fenêtres et des portes et les fri.ses carrelées et stuquées qui vont du sol jusqu'à hauteur depaule, les murs sont lisses et passés au lait de chaux. Les plafonds lambrissés des galeries remontent au temps des rois catholiques mais ont également été fort maltraités lors de la >• Restauration u de iSjh.
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Dans le mur septentrional s'ouvre une arcade à plein cintre surmontée de trois lucarnes carrées closes par de ravissantes grilles, le tout encadré d'ornements somptueux qui envahissent la surface interne et externe de l'arc : c'est l'entrée de ce qu'on appelle la Chambre à coucher des rois maures. Les deux fenêtres doubles, latérales à cette baie, présentent des colonnettes en marbre dont les chapiteaux, qui datent du Califat, furent empruntés ])ar Pierre \c Cruel à d'autres édifices mauresques. Les battants de porte incrustés, sculptés et peints selon des modèles géométriques comptent, l)ien qu'ils offrent des traces d'importantes réparations, parmi les plus intéressants ouvrages arabes de ce genre. Les stucages de l'intrados de la grande arcade d'entrer sont très l)eaux et ses azulejos ne méritent pas moins d'attention. La Chaml)reà coucher des rois maures se compose de deux parties : la première pièce, la plus considérable, avec son plafond lambrissé et ses murs enjolivés d'azulejos et de frises en stuc est tellement parée qu'il n'y a pas certes un pouce de surface qui soit resté lisse. Ces ouvrages, semble-t-il, ne furent exécutés qu'après Pierre le Cruel et ont sans doute été restaurés plus tard d'inintelligente façon. A droite en entrant un iirc aii^u et dentelé s'ouvre sur une manière d'alcove qui devait autrefois être isolée du reste de la pièce par un rideau et servir de li(^u de repos. Faisant \is-à-vis à la cour des Jeunes Pilles trois arc^ en fer à cheval portés par de>> colonnes du temps du Califat nous conduisent à une pièce étroite (|ui contient encore une alcôve, ce qu'on appelle un « alhami », qu'isolent des arcs richement décorés. Dans le mur Nord de cette chaml)re il existait autrefois une porte, de telle sorte que, du grand portail de la façade on jouissait d*une vue en enfilade sur le Patio de las Doncellas à travers cette pièce, les trois arcs en fera cheval et la grande arcade à i)lein cintre, .^lais aujourd'hui il faut faire un détour par les appartements voisins et les couloirs que nous avons décrits. Ix^s deux chambres connues à présent sous le nom de « Dormitorio de los Keges » sont reliées à la petite cour des })oupées, au Patio de las M il nt cas par une pièce quadrangulaire qui, comme les autres, est agrémentée de somptueux stucages, de carreaux étincelants et d'un plafond lambrissé. On ignore d'où la cour tire son nom, mais cette désignation est, semblet-il, récente. La légende y situe la mort du Maestre Don Fadrique qui fut traîtreusement assassiné sur l'ordre de son frère Pierre le Cruel après qu'on l'eut séparé de sa suite. Ce patio rectangulaire paraît avoir appartenu à l'ancien château arabe. En tout cas les chapiteaux des dix colonnes (jui portent les arcs de la galerie remontent au Califat, et les superbes stucages des parois internes sont de la même époque. Cette cour fut, ainsi
L'AIcijvL.- Je 1j bultJi
en-:urtf complclemeiil sa partie supérieure en 1843. Au milieu de chacune des grandes faces du rectangle s'ouvre une large arcade flanquée de deux .'.rci moins iimples; les deux petits d'ttés reçoivent un grand et un petit
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arc. Tous ces arcs sont à plein cintre et dentelés. Les panneaux qui les dominent sont forés en losanges. Une sorte de corniche en stalactites règne tout autour du patio et ferme l'étage inférieur auquel s'en ajoute un deuxième avec de petites fenêtres à plein cintre et un troisième avec une galerie ouverte ornée de demi-cercles dentelés et de stucages forés qui correspond à celle du bas. Les surfaces murales sont complètement vêtues de riches stucages mais on ne peut comparer ce décor à la luxuriante variété des salles de TAlhambra et surtout à la grâce et à l'harmonie qu'elles savent garder au milieu de leur somptuosité même. Ici ne travaillèrent que de pâles imitateurs des vieux ornemanistes arabes, auxquels il manqua le génie inventif et la poésie.
Le Salon dcl Principe qui louche au Nord à la cour des Poupées est divisé par deux arcs richement stuqués en trois pièces dont chacune est coiffée d'un curieux plafond laml)rissé. Deux de ces chambres sont restaurées. La troisième est entièrement Renaissance et fut dessinée par Juande Simancas en 1543. Le plafond octogonal de celle de droite, presque complètement arabe ou du moins fidèlement rafraîchi et réparé d'après le modèle primitif, est agrémenté de motifs géométriques que nous retrouvons sur le carrelage mural. De la salle du Prince nous revenons au Patio de las Munecas et arrivons, après avoir traversé une petite chambre, au plus bel appartement de TAlcazar, au Salon de Enibajadores qui avec les pièces avoisinantes borde la partie occidentale de la cour des Jeunes Filles. Cette salle des Ambassadeurs est la seule qui puisse lutter avec les pièces de TAlhambra. On l'appelait autrefois à cause de son plafond qui ressemble à une orange évidée le 5^z/pn de la Media Naranja. Elle est carrée et mesure 12 mètres de côté. Son entrée principale est encore munie de son ancienne porte à deux battants qui éclipse en splendeur et en taille tous les autres ouvrages arabes de ce genre. Chaque panneau qui mesure 5,30 m. de haut sur 1,97 m. de large est paré d'un décor polygonal en couleurs et de rubans d'inscriptions mauresques. Quoique son ornementation ne soit pas purement arabe et qu'il y ait eu, lors de la restauration, bien des méprises touchant la manière de distribuer les teintes, cette porte d'un luxe incomparable et d'un goût exquis fait le plus bel effet sur l'arrivant et est vraiment digne de l'introduire dans la salle des Ambassadeurs. Sur le chambranle de gauche commence la plus curieuse des inscriptions de l'Alcazar qui, se poursuivant et s'achevant sur celui de droite, nous apprend en langue arabe que cette porte fut exécutée en 1404 par des ouvriers de Tolède sur l'ordre « du sublime sultan Don Pedro, roi de Castille et de Léon )>. La date est comptée
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selon l'ère césarienne et devance d'une quarantaine d'années celle de l'ère chrétienne. Dans la porte on a encore incrusté en langue latine le début de l'I-lvangile selon saint Jean et quelques versets tirés du