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Psaume 53, qui font très bon ménage avec les formules voisines à la louange d'Allah. Les inscriptions des autres portes conduisant de la cour des Jeunes Filles aux appartements qui la bordent contiennent exclusivement des sentences religieuses ou des flatteries à l'adresse du prince régnant.
La « demi-orange » de la coupole composée de modèles polygonaux et garnie, lors de la restauration de 1856, de petits miroirs, repose sur une frise où les lions de Léon alternent avec les tours de Castille et à laquelle s'ajoute un entablement de stalactites dorées qui font un merveilleux effet. Là où le tissu cellulaire fait défaut la paroi est vêtue d'inscriptions koufiques et les restaurateurs du xvr siècle ont ])eint des tètes de femmes sur ce qui restait de surface libre. Au-dessous d'elles règne encore une plus petite frise parée de lions et de tours qui surmonte une large zone composée de cinciuante-six niches avec des colonnetteset des arcs trilobés dont la décoration gothique se marie on ne peut mieux au style arabe. Dans ces niches figurent les portraits de tous les souverains d'Kspagne depuis Reccesw inth, roi des ( roths, jusqu'à Philippe III. Ces peintures sont en si mauvais état et furent si souvent réparées qu'il est difficile de leur assis»ner une dali' certaine. Klles semblent être du xvr siècle tandis que les colonnes et les arcs gothic[ues qui encadrent les tableaux appartiennent à la fin du xiV ou au commencement du XV siècle. De chaque côté, les niches sont interrompues par un joli balcon agrémenté d'une élégante grille en fer forgé que portent des dragons de même métal. Ces délicieux ouvrages furent exécutés par Francisco Lopez en i5»)j. 11 devait y avoir autrefois à la place de (^es balcons, cjui en dépit de leur grâce, n<* sont pas ici à leur place, des ajimeces mauresques mieux adai)tés au goût d(* l'ensemble. Sous les niches court une bande ornementale garnie d'écuss(jns, puis vient une étroite ceinture scripturale, et presque à mi-hauteur s'étend une large zone de décorations polygonales reposant sur une petite frise de petits arcs richement ornés. Les ouvertures qui servent de portes occupent presque complètement les parties inférieures des quatre faces. Trois d^entre elles sont triplement divis('*es ])ar des colonnes couronnées de très jolis chapiteaux datant du Califat et d'arcs en fer à cheval. La quatrième reçoit la grande arcade à plein cintn^ par laquelle on accède à la salle des Ambassadeurs quand on vient de la cour des Jeunes Lilles. Au-dessus des arcs de chaque face se trouvent trois petites fenêtres que ferment des grilles luxueusement ouvrées. Les murs sont totalement habillés d'un superbe brocart en gypse. A leur base rayonnent des carreaux aux reflets métalliques dessinant des figures géométriques infiniment variées. Ces azulejos méritent d'autant plus d'intérêt qu'ils sont avec ceux de la cour des Jeunes Filles les premiers exemplaires céramiques de cette sorte qu'on ait employés à Séville.
L'Alcazar contient encore une série de pièces analogues, mais nous
SI' vil. 1. F, Ij
^e^i^ll•. voués à de continuelles redites si nous nou-; avisiiins de les dét-rire ave-' autant df détails que les cours et les salles précédentes. Qu'il nous suffise de citer : le SûIoii ti<-l T- iho tir h'rl/p,- II qui doit son noniàson sufMThe p)at'on<l à ■^ot'fiU's qu'on aelieva sous le règni- de ee prince ; le
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Coiiii .li'f où, d'aiirè- une inscription sculpté*; dans le marbre, une 1 niante rei;ul le jour en 1^=4?' ; le Siiloii Jf Ciifîos l' connu i>our un très l'oau ])lafond du lemps de cet empereur, orné de tètes de guerriers et de femmes ainsi que de ravis-an tes ciselures, salon dans lequel mourut, dit-on, ^i.iint lenlinand 111 : les deux pièces lontiyuës à la salle des Amliassa-
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deurs où l'on voit, en plus de frises muralesgarnies d'inscriptions arabes, des fiijures de guerriers, de chasseurs, de chevaliers, de dames, de rois, d'oiseaux, etc., qui datent de Pierre le Cruel et illustrent sans doute des événements historiques.
Toutes les autres pièces du rez-de-chaussée de l'Alcazar remontent à une époque postérieure et n'offrent pas ou presque pas de traces d'art arabe. La chapelle est Renaissance avec des souvenirs gothiques; ses murs ^ont tapissés de superbes carreaux fabriqués dans le faubourg de Triana oii se trouvent encore aujourd'hui de grandes manufactures de céramique. La salle des Armes et l'Apéadero qu'elle surmonte sont d'ennuyeux bâtiments élevés l'un sous Philippe III en 1607 et l'autre sous Philippe V en 172K. L'insignifiante construction qui domine les bains de Maria de Padilla date de i-'erdinand VI. Ces bains qui avant de servir à la favorite de Pierre le Cruel étaient à l'usage des femmes des suln^ns loi J.irdiiii Jl- l'Alc.uar. i^ns maures s'ouvrent aujour-
d'hui sur un couloir étouiiant et obscur qui n'invite guère à la tendresse. On s'attend à y rencontrer des oubliettes et des prisonniers gémissants plutôt que des dames rougissantes et des chevaliers faisant de la musique. Kt pourtant il est question dans une foule de légendes, de la joyeuse cour d'amour qu'aurait autrefois tenue dans ces bains Dofia .Maria de Padilla. L'endroit devait avoir sans doute alors un autre aspect et, au lieu d'être emprisonné par d'épaisses murailles, s'ouvrir à plein ciel, les orangers et les citronniers se chargeant seuls de sauver les baigneuses des regards indiscrets. Peu importait au reste que ce faible écran fut ou non suffisant, car si don
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