‹ SévilleChapitre 7 sur 18 · MÊ · texte numérisé non relu

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Pedro était un méchant homme avec lequel il ne faisait pas bon se familiariser, ce prince avait par contre les idées très larges sur certaines matières. A sa cour le bon ton voulait que les seigneurs et les dames assistassent au bain de la favorite, et lorsque Doua Maria était sortie de Tonde, peut-être même un peu avant, le code de la galanterie exigeait que les gentilshommes présents bussent de l'eau de la piscine. Vn jour un vaillant chevalier se refusa i'i donner ci'tte preuve bizarre

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d'adoration et répondit à son roi qui, furieux, l'invectivail : " Sire I Si je ne bois pas de cette eau c'est par crainte qu'après avoir goûté la sauce je n'aie envie de l'oiseau ".

Dans tous les coins et dans toutes les allées de l'Alcazar et de ses jardins rôde l'étrange figure de Pierre le Cruel qui, nous l'avons vu, n'était pas, en fait de croyance, un fanatique, se laissait accueillir par mille inscriptions à la louange d'Allah et réalisait dans son genre de vie le type d'un sultan oriental plutôt que celui d'un prince d'occident. L'anecdote suivante met bien en relief son caractère. Il s'agissait d'éprouver des candidats à une place de juge. Don Pedro cueillit une orange avec son rameau, coupa le fruit en deux et jeta la branche dans un bassin de

telle sorie que neule la moitié intai-te de l'orun^fe fut apparente, l.'uti iiprê> l'autre il fit approcher les solliciteurs, leur dési(j;na le fruit flotiaut

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