RE TL PSS EN VE
"7 HE D, tt 1 EU Li Fun La sf PTE . . .
DD
Je vis que tous ces écrits étaient rédigés avec la plus grande et la plus pure éloquence. Ses paroles me parurent si sublimes et si éloquentes, que parfois, quand je suis seul, Je me dis à moi-même: « Certes, un homme ne peut prononcer de telles paroles. »
Je vis, chei quelques personnes, plusieurs textes pleins de fautes et qui n'avaient nul rapport les uns avec les autres. Je fis des efforts pour chercher d'où venaient ces fautes, et il me fut bien vite connu qu elles étaient imputables aux copistes.
Puis, je considérai que même si les copistes écrivaient tous cés livres avec la plus extrême attention et la plus grande circonspection, 1l se présenterait encore des hommes de parti pris et de nature calomnieuse qui ne manqueraient pas de prétendre que ces iores sont fautijs et mensongers.
Je réunis alors ces quatorze textes dans leur rédaclion originale, et du début à la fin de ces livres, je ne pus rencontrer une seule faute, je ne pus trouver une parole qui ne fuüt à sa place, bref, je n'en pus faire ressortir un mot qui ne fut en règle avec la grammaire et la syntaxe.
Je pourrais certes, si je ne craignais d'ennuyer, pousser ma citation. plus loin car le morceau est assez
possède du 4. A5 al. ). Risälè Zahabiyèh, ce texte est suivi
d'un morceau dans lequel le Bâb nous dit lui-même :
En vérité, j'eæplique dans cet écrit tout livre que est sorti de ma main depuis l’année 1260 /—1844] jusqu'à l'année 1262, c’est-à-dire depuis le début de l'année 1260 jusqu'à quinse jours après le début de l'année 1262 [—14 janvier 1846]. Et ceuæ-là sont quatre livres évidents et éloquents qui sont escendus des cieuæ et diæ traités évidents {Suit la lisie des livres, puis viennent ces mols): Mais, quant auæ livres qui m'ont été enlecés, qui m'ont été volés sur la route de mon
pélerinage, l'histoire en a été racontée dans le 4: © >» da Sahifé Raséviyèh. 7 :
long, mais je pense que cela suffira, si j'ajoute que d'inattention des copistes persans est inouïe, leur ignorance crasse et leur laisser-aller stupéfant. Qu'on examine le manuscrit 1070 de la Bibliothèque nationale dé Paris et les observations indignées qui se trouvent en marge de la page 285, et l'on me donnera probablement raison.
Je demande pardon à M. V. Rosen d'avoir peut-être un peu trop insisté sur ce sujet, mais je pense qu'il m'ac- -cordera que le Bâb était libre de dire ce qu'il pensait être la vérité, de même que les musulmans étaient libres de le renier. Il ne faut pas, je crois, se laisser entrainer par l'hostilité des ennemis de la nouvelle doctrine, de façon à finir par dire avec ceux qui suivent les errements des auteurs musulmans fort suspects en la matière, que le style du Bâb est froid,
incorrect, lourd et de beaucoup inférieur à celui du
Qorân. D'autres ont été d'un autre avis,et ceux-là étaient peut-être compétents.
Le Bâb lui-même a écrit dans le Béyän que, pour -sé rendre compte de sa doctrine, 1l fallait lire tous ses ouvrages d’un bout à l’autre. Se doutait-il de la difficulté qu'il réservait à ceux qui seraient désireux d'étudier réellement sa pensée ? J'en doute, car autrement, il eût préféré écrire dans un seul volume et son histoire et son dogme (42). Je sais bien que, de diverses allusions de ses œuvres, il ressort que quelqu'un écrivait le martyre auquel il était en butte; je sais bien qu'on ma affirmé qu il existait des lettres même
{42} — Nous rencontrons à plusieurs reprises là mention
«du é FL HS Kétäb èr-Rouhk comme étant une des œuvres
du Bâb. Or, d'après les meilleurs traditionnistes, ce livre fut saisi à Chirâz en même temps que le Bäàb fut arrété, et il fut jeté dans un puits. Il en fut bien retiré par des mains pieuses, mais le texte en était fort abimé et à peine lisible dans cer- .taines parties.
TE Le
TETE er rie