UT ME LE = = 1 : F =
GL
du vivant, des écrits racontant par le menu les divers incidents terrestres de l'ascension au ciel du nouveau prophète, mais où les trouver ? Comment venir à bout de la défiance d'un esprit oriental avec lequel on n est pas en relation directe et auquel votre appui est inutile tant qu il n’est pas directement réclamé ?
Nous en sommes donc réduits aux ouvrages du Bâb lui-même et je n en connais pas un seul qui aitété traduit dans une langue quelconque, si | en excepte le Traité des Sept Preuves. Là, certes, la mine doit être riche, mais combien difficile à creuser, et surtout combien difficile à trouver au milieu des disputes des Bèhà'i et des E'zèli (43)! Combien l'esprit de ces gens est difficile : à pénétrer et à quelles protestations indionées ne s’expose-t-on pas, malgré la bonne ïfoi dont on fait preuve, à la moindre question qui peut paraitre indiscrète, à la moindre objection qu'on leur soumet! L'histoire à peu de poids à leurs yeux, comme à ceux de tous leurs compatriotes d’ailleurs, et ils s'empressent avec un zèle ardent, de faire dévier la conversation sur Hoséin ‘Ali ou sur Mirzà Yahya, suivant qu'ils sont Ezèli ou Bèhä‘ï. Il est d'usage de dire qu'en Perse, ceux qui n'ont pas de patience en acquièrent et ceux qui en ont la perdent; que faut-il donc dire de ceux qui cherchent à connaître le moindre point de vue religieux en ce pays! |
Quoi qu'il en soit, mon but était, en commençant ce propos, de dire qu'il y aurait peut-être beaucoup à refaire à ce que j appelle mon ouvrage, faute de trouver
d'autre mot moins prétentieux et mieux approprié à la
circonstance. J'en vais donner un exem ple tiré de ce même manuscrit AG dont j'ai parlé tout à l'heure et qui pourra de nouveau venir à mon secours dans
(43) — Je raconterai peut-être un jour les difficultés avec lesquelles je me suis trouvé, quand j'ai demandé l'explication d'une lettre adressée à ‘Abd oul-Vahhäb.
ET D rm —
d’autres circonstances. Il s’agit des débuts de la prédication de la religion nouvelle.
Je dis ici, c'est-à-dire dans le cours de ce volume, que le Bâb publia urbi et orbi sa mission, puis qu’il se rendit au pélerinage de la Mèkke. Or, il n'en est pas le moins du monde ainsi. Le Bâb émit bien la prétention d'être l'imâäm Mahdi, mais il ne le fit que vis-à-vis d'un très petit nombre de fidèles, qu'il conjura de ne pas le trahir, mais qui ne surent pas garder le secret qui leur avait été confié. Je citerai la pièce tout entière (moins la préface), car elle est certainement du plus haut intérêt. Elle est adressée à un certain Chéikh ‘Ali, qui certainement était un des prédicateurs de la nouvelle doctrine, qui habitait Mèchhëéd et qui se plaignait amèrement à son maitre des tourments auxquels il était en butte.
Voici cette pièce :
O toi qui es triste ! j'ai lu ta lettre, et ta tristesse et tes larmes m'ont attristé ! Mais, comme je suis aujourd'hut dans le paradis, j obéis à l'ordre de Dieu et je dis: « Gloire à Dieu ! qui a détourné de mot le tour. ment ! Ce Dieu est sublime et bien au-dessus des qualificatifs que les hommes veulent luc attribuer.
Donc, toi, comme moi, glorifie Dieu qui a détourné de toi aussi les tourments. En vérité, notre Dieu est celui qui pardonne, celui qui donne le salaire.
Donc, à homme. ne te laisse aïtrister par rien, car ta tristesse m'ajffecte ! Ne pleure de rien car tes larmes font couler les miennes, et désormais, je ne pourrais plus donner d'ordres à ton sujet, car mot, je taime.
Sois donc ferme dans l'obéissance à Dieu! n'aie peur de rien ! En vérité! tu es ferme dans l'amitié de Dieu! Patiente donc dans les malheurs qui t'assaillent, car la route de la fortune est celle que tu vois. Il n'y a rien d’extraordinaire à ce que de pareils
tas TU
TE
tourments assaillent les amis de Dieu; il n'y a rien de surprenant à ce que les hommes accolent au nom de Celur quiest la cause de la création de tous, qui est la Volonté Primitive elle-même, le nom de Mohäviya, Fi1 sur la fortune, fi! sur la fortune.
J'en jure par ce Dieu qui tient mon esprit entre ses mains, tout le courage des hommes est le néant absolu auprès de mon courage & mot. Et, 1l en est de même pour tous mes attributs et tous mes rangs, malgré cela, je patiente dans les malheurs à cause du contentement de Dieu! En vérité, ces malheurs qu m'asstègent, comparativement à tes malheurs à oi, sont comme la mer Caspienne comparativement ä une goutte d'eau. Tor, tu ne te plains pas, car Dieu, dans le Qorûän, a fait descendre ce verset :
1 nous a promis qu il est obligatoire pour nous que nous venions en aide aux croyants (Qorân...
J'en jure donc par le Dieu qu tient mon âme dans ses deux mains, st oraiment toi, tu regardes la vérité avec un œil qut comprend l'intime, {u seras désormais content que, dans la route de Dieu, on fouille tes chars avec des ciseaux. En vérité! tout ce qu'il y a sur la surface de la terre, fuüt-ul tué par la tyrannie dans cette religion, que son sang n'équivaudrait pas au prix d'un verset descendu de Dieu !
L'ordre de Dieu est très grand. Ne pense pas qu'il en-soit pour lui comme pour celu: d Ahmed (Ahsahi) avant Käzèm (Rèchti). Si lu penses ainsi, tu es bien loin de la question et de la vérité! Si {u veux comprendre, lis le Livre de la Justice qui est composé de sept cents sourates, puis contemple alors la lumière de Dieu dans les versets de ces sourates.
Non! Est-il possible dans ce monde qu'un homme arrive au degré sublime auquel je suis parvenu, sans que quelqu'un l'ait instruit, ou qu'il se soit instruit?
Mais, tous les hommes dorment et ils ne com- prennent pas |
51 quelqu'un réfléchit et comprend la grandeur de Dieu, la magnificence des versets de Dieu, jamais celui-là ne sortira de la religion de Dieu, découpäton son corps avec les ciseaux de la tyrannie. Réfléchis un peu, fais attention.
Les vingt-neuf lettres (de l'alphabet) se trouvent entre les mains de tout le monde et voilà que personne n'a la puissance de s'exprimer en des versets semblables aux miens !
Or mot, mes versets je les ar fixés comme témotgnage sur l'universalité des êtres de la terre !
As-tu jamas entendu dire que, depuis Le début dela création d'Adam jusqu'à aujourd’hut, quelqu'un ait tracé quelques lignes sur une feuille de papier et que cette feutlie de papier devienne aussitôt un témoignage sur tous les êtres des cieux et de la terre?
Tu ne l'as jamais entendu dire, j'en jure par Dieu, et les autres esclaves de Dieu n'ont jamais rien entendu de pareil. En vérité, c'est ceci même le fruit de
la création de Dieu et ce fruit est le plus haut degré
de la sublimité.
Ou, c'est là un point fort défectueux, que les lettres de l'alphabet soient entre les mains de tous les hommes, et que tous, s'ils se réunissaient et se met- (aient d'accord, ne pourraient faire descendre un verset semblable à mes versets.
Or, cette descente des versets n'est pas l'œuvre d’un homme, mais les hommes sont morts el ne comprennent pas l'œuvre de Dieu! Ils pensent que c'est là œuvre humaine !
Ceux qui accusent cette œuvre de Dieu de mensonge, après qu’ils ont lu une feuille de mon livre, ceux-là sont des animaux aux yeux de Dieu et des gens de Dieu. |
Îl est même dommage de se servir à leur égard de
oo re ne à RS =
termes d'animaux. Ce sont des ânes, peut-être plus égarés que des änes, car l'âne, au moins, glorifie soixante-dix fois par jour la grandeur de Dieu !
Eloigne- -1ot donc de ces gens qui sont semblables à des animaux; ne t'attriste pas de leurs œuvres mau-. oaises, car, quand ils meurent, alors ils comprennent, st Dieu le veut !
Ne te contriste pas de ce que tu es humble et méprisé; ne prête pas attention à leurs railleries ni à leurs injures, car l'islam est redevenu étranger comme à son début (44).
J'ai juré par le Dieu qui m'a créé : Sèlmân (le salut soit sur lui!), malgré la grandeur qu'il avait auprès de Dieu, était plus méprisé aux yeux des gens de Médine que tu ne peux l'être toi-même, Pense au jour où quelqu'un lu saisissant la barbe, lu: dit ce qu'il lu dit (45). Si tu as lu le ziârêt de Sèlmân, que l'imâm a écrit à son sujet, alors tu comprendras quel rang 1l avait; et si lu ne l'as pas lu, jet en citerai ces quelques passages :
Salut à toi, 6 toi qui t'es séparé des troupes des démons!
Salut à toi qui as parlé avec vérité!
Salut à toi quin'as pas eu peur duchâtiment desrois!
Salut à toi qui as dit vrai, mais qu'on a accusé de mensonge |
Salut à à toi quies sorti sur la route de Dieu, qui as voyagé sur ce chemin!
Dieu, à cause de tes actes, s'honore au milieu des anges des cieux ! Ah! si les hommes te connaissaient, s'ils savaient ton rang, comme ils t’aimeraient |
Mais, en vérité, ceux qui t'insultent, ceux qui t'in- Jurient, n'insultent et n’injurient qu'eux-mêmes ! Ils
(4) — Hadis.
(45) — Quoi donc est préférable: ta barbe ou la queue d’un chien ? (hadis),.
ne se raillent que d'eux-mêmes! Quant à toi, sois ferme sur les sièges de la connaissance de Dieu et ne considère toute la surface de la terre que comme un soufile de chien; car le chien est tantôt dans le. feu ae da colère, tantôt dans le feu de l'avidité.
Le mépris [de ces hommes| tourmente ton Dieu. car s'ils t'eussent considéré comme grand, ils eussent obéi à Dieu et non à d'autres ! O toi, considère-toi toujours grand, comme tu l'és. N'aie pas peur de la
colère et: de l’inimitié des démons, car.les gens de
cette terre doivent nécessairement être tels qu'ils sont. C'est ainsi que | Sèyyéd] Käzèm [Rèchti] (que je sois son sacrifice!) l'a dit dans le commentaire de la Khotbè Tutundjiyèh au sujet de l'explication de la
terre bénie (Nèdjèf) et de ses habitants: ‘‘ Ils sont : fermes dans l'hypocrisie! Que Dieu les punisse deux |
fois à cause de leurs actions mauvaises!
Vraiment, je ne donne de devoir à personne, si ce
n’est d'aimer, S'il le peut, les gens de sa patrie ; mais
toi, tu es libre ! Mais moi, comme je t'aime, je te dis que quiconque l'aime, c’est pour lui-même; et moi, st Je t'aime, je t'aime seulement pour toi-même. Donc, que Dieu t accorde ton salaire! Qu'il te donne la par tence dans les malheurs qui t’assaillent sur la route de Dieu ! En vérité, ton existence avec la foi est plus dévorante pour ta famille que le feu de l'enfer, car ta famille connait ton rang el ta Science, mais d'autres qu'eux ne connaissent pas ta valeur. Et st le savant qui est à Thoûs (— Mèchhèd) et ses semblables parmi les chefs de la secte chiite, et bien d’autres que ces chefs, savaient combien serait grand leur rang près de Dieu, Suls cro yarent: ceux-là ne se fussent Jamais séparés de moi jusqu’à ce que leur esprit eut quitté leur corps ! — IT est obligatoire pour tous les hommes que, s'ils trouvent la sécurité, 1ls viennent oivre autour de moi. Et si moi je m'asseyais sur le siège de la sécurité, tu verrais tous les ‘olèmä,