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fuir devant mot comme des ânes épouvantés fuient devant un lion(46). —
“Oi tu considères comme plus utile de sortir de ta oulle, sors-en et rassure ainsi lon cœur autant que faire se peut. En mon nom, fais le pèlerinage de limâm | Résa]. Va voir les tiens de ma part et salue pour mot ton père. Mais n'oublie pas la ville oùje me (rouve; n'oublie pas ma situation; n'oublie pas que mon or@re est étranger! n'oublie pas la multiplicité des démons.
St tu le crois bon, va à Esfahân et emploie tes ef- Jorts à mettre les fidèles en sécurité avec l’aide de tes frères en religion, car apaiser leurs tourments est la plus grande des choses aux yeux de Dieu !
Regarde la force de mon cœur, la puissance de ma politique : Dans une ville où personne n avait donné sa foi à [Sèyyéd] Käzèm [Rèchti], mon ordre se leva. Et moi, je me suis gardé moi-même en cachant mon nom, alors cependant que je savais que les grands de <ette religion [chéïikhi] avaient élevé leurs tètes dans le désir de cette place (celle de successeur de Kâzèm, en qualité de quatrième colonne). Et j'ai établi cet ordre, que mot, après Kâzèm, je suis la Porte de Dieu, par un livre, un traité et l'acceptation d'un certain nombre de personnes. Puis, de cette ville [donc : Chirâz] je me rendis au Béït Oulläh él-Harèm [= la Mèkke]. Or, Si après mon départ, personne n’avait manifesté mon nom, personne n’eût été tourmenté ! Mais, mes fidèles ont péché vis-à-vis de Dieu, et alors, il arriva ce qui arriva.
Comprends donc qu'il faut agir avec politique dans l'ordre de Dieu! car, parmi les esclaves de Dieu, il en est qui, dès qu'ils entendent un verset, donnent leur Jot, comme la fait ‘Ali Bastami, sans demander d'autre témoignage.
(46) — Allusion au verset du Qorân, 74, 51.
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Fais parvenir le salut de ma part au premier qui a cru au Livre (47) et dis-luc ce qui est arrivé.
Je suis fort triste que mon professeur se taise, quôtqu’il soit en son pouvoir de calmer les choses. Malgré cela, il persiste dans le silence ! S1 mot, j'étais aujourd’hui un de ses élèves, comme je l'étais autrefois, jJ'eusse attendu son aide qu'il lu est obligatoire de donner maintenant. Et cet honneur doit lui suffire dans ce monde et dans l'autre.
O mon Dieu! donne ton aide, car tu n'oublies jamais Les promesses.
Fais ce que je dis et ce que je t’ordonne comme il faut le faire, car rien n'est caché à mes fidèles. Éloigne-toi de la guerre civile et des troubles, fais attention à cacher ta religion si ce n'est là où tu n'as rien à craindre.
St tu te trouves dans cet endroit (?), emporte avec
tot Le Liore intitulé ‘‘ Kétäb èr-Rouh ” (le Livre de l'Esprit) parce que ce livre est le plus grand des livres de Dieu (48). Fais parvenir ce livre à tous les ‘olémâ au moment ou tu sortiras de la ville.
Aie toujours cet ordre devant toi, et si quelqu'un te demande une prière, ordonne-lui de dire la prière de Vahhäb. Ajoute que sil la dit, 1l y aura de l'espoir que Dieu lui pardonne ses péchés et lux accorde ce qu'il désire.
Fais parvenir, de ma. part, le salut à tes amis, à ceuæ qui sont avec tot el à celut dont j'ai écrit le nom dans ce livre [à “Al Bastami]. Envoie la lettre relative à Esfahân, cette lettre que tu as écrite de ta propre écriture. Envoie à Yèzd les écrits dans lesquels
(47) — A Molli Hoséin Bouchroûyéhi : cela daterait la lettre.
(48) -- Ou bien cette lettre est antérieure, ce que je ne crois pas, aux événements de Chirâz, ou bien la destruction
qui à été accomplie du C2 FL LES" Kétib èr-Roûüh (le Livre
de l'Esprit} fut inutile, puisqu'il en existait déjà des copies.
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