‹ Seyyèd Ali Mohammed, dit le BâbChapitre 17 sur 56 · EL = A LE · texte numérisé non relu

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tu vois quelque chose d’utile en même temps que le hore Hasarniyèh. N'ignore pas les autres livres divins…

Cette sensibilité du Bâb se retrouve dans chacun de ses ouvrages ; le Béyän nous en donnera des exemples nombreux. Mais, quelle belle page j'extrais ici d'un autre manuscrit (49) que j'ai dans ma bibliothèque !

Réponse de Mäkoû au père de À. Sèyyéd Hoséïn (50)

Et ensuite: En vérité, j'ai lu la lettre que tu avais envoyée à ton fils. Que Dieu te récompense de ton grand malheur et de ta grande patience dans ce malheur 1

Pendant que J'étais à Esfahän, jJ'appris ce qu l'était arrivé, et c'est là un malheur auquel nersonne ne peut échapper (51).

Que Dieu augmente ta patience !

Et moi, parce que J'aime la mort, je dis ces quatre vers : |

T O mort, qui ne lâches jamais personne, viens me dé- [livrer aussi des difficultés de ce monde !]

T Tues, à mort, celle qui m'as pris tous mes amis. T Vraiment, c'est en toi que je vois le salut de tous [ceux qui m'aiment !] T O mort! toujours tu te diriges vers un de mes amis [comme st on te le désignait !]

(49) — La souratedu Toouhid As) 83,4 — Cette pièce est

celle qui commence le recueil, c’est pourquoi je lui ai donné C8 titre. L'ouvrage entier, dont je donnerai plus tard une analyse, est fort intéressant.

(50) — Le père de Aqà Séyyéd Hoséin était secrétaire du Bâb. Ce fut lui qui feignit d'abjurer son maître, lors de son exécuton, pour aller porter ses derniers ordres aux bébi.

(51} — Il s'agit évidemment de l2 mort de quelqu'un qui iouchaït de près à la famille du père de Aqà Sèyyéd Hoséin.

Dès que je sus le malheur qui l'avait frappé, Je per-mis à ton fils d'aller te retrouver, mais lux n'y corsentit pas à cause de son amour religieux pour ma personne. |

Et voilà que j'entends de ceux qui sont venus sur cette Lerre (52) que {on désespoir est profond et que tu as beaucoup vieilli. Aussi, ai-je donné à la lumière de mes yeux, à Hasan (53) la permission de s'en aller vers la terre bénie (54).

Je prie Dieu de l’avoir en sa garde durant la route, et de le faire parvenir jusqu’à Harèm Djelil (?)

Comme cela te satisfait, je n'ai pas permis ce voyage à son frère ainé,qui restera avec mot, Sul plait à Dieu, en présence de l'Éternel. Ne sois donc pas conristé à son sujet, car sa présence auprès de mot est plus utile pour toi que s'il allait te retrouver.

Je prie Dieu d'écarter dans sa bienveillance la tris-

tesse et le désespoir du cœur des croyants et d'accorder dans sa faveur un heureux voyage (55) à La terre bénie. |

En vérité, sur ce mont où je suis emprisonné, je

loue Dieu d'une louange très élevée, plus haute que toute louange, de même que l'ordre de Dieu est plus haut que toutes les invisibilités des cieux et de la terre.

Lot, quand lu entreras dans le harem, salue, de la part des prisonniers, les 1imûâm de la justice, et demande-leur leur bienveillance, car Dieu est garant qu’il répondra à toutes les prières faites sous ces voutes. Îl n'y a pas de doute que Dieu soit fidèle à ses promesses.

Quand la mère de Ahmed voudra aller visiter la

(52) — La terre de $ Le Mâkoù.

(53) — Hasan, frère de Séyyéd Hoséin.

(54} — Il semble bien que l’expression : arsz mogaddèsi veuille dire ici Nédjèf et Kérbèlàä.

(55) — Évidemment à Hasan.

maison de Dieu, confie-lut ton p'us jeune Jus, afin que cet enfant lui rassérène le.cœur.

Mais je suis obligé de mettre un terme à mes citations qui m entraineraient trop loin.

D'autre part, j'aurais voulu dire quelques mots au sujet du Béydn (56) qui forme le second volume de mon livre, mais je me vois dans Îla nécessité de remettre mes explications jusqu au moment où je publierai la traduction du Béyàän arabe.

Il ne me reste donc plus à remplir que la partie la plus agréable de ma tâche: celle de remercier dans toute la sincérité de mon cœur mon bon et brave camarade Jules Gantin de la peine infinie qu’il a bien voulu supporter en corrigeant les épreuves de cette publication. Certes, cela n'était pas facile, et lui seul et moi savons par quel calvaire il à passé. Maïs, plus orande a été sa peine, plus grande est ma reconnaissance et celle-ci est infinie.

(06) — A mon sens, le Béydän persan a élé tout entier rédigé à Makoù. Les allusions à la captivité du Bàb se répartissent dans tout son livre, notamment aux pages 21. 27. 30. 39, 41. 42, 44, 46. 51, 78. 92. 93. 122. 127. 147. 150. 165. 166. 167. 168. 169. 170. 194. 198. 203. 215. 841. 246. 253. 83. 888. 291. 311. 012. 319. 328. 344. 361. 389. 405. 417. 428. 436 (Cette pagination étant répartie en marge de ma traduction, il est facile de sy retrouver),

Il ect fait allusion à Sèyyréd Kâzèm Rèchti aux pages 17 et 247, à Chéikh Ahmèd Ahsahi à la page 382, et enfin au pélerinage de la Mèkke à la page 204.

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