CHAPITRE PREMIER
LE OQoRÂN. — ‘ALÎ SUCCESSEUR DE MOHAMMED AU TITRE TEMPOREL
Ce n’est pas seulement dans l’étude de la production littéraire de Sèyyéd ‘Ali Mohammed et de ses sectateurs qu'il faut puiser, pour se rendre un compte bien net et bien déterminé de la réforme accomplie par le Bâb, de la hauteur de sa doctrine et de sa prescience, miraculeuse pour un Persan, en ce qui concerne les idées générales sur les rapports des peuples entre eux, l'idéal d’une: fraternité universelle et l'application désormais sincère de la maxime « Aimez-vous les uns les autres ». |
On ne peut avoir une vue d'ensemble, on ne peut se rendre un compte exact du merveilleux effort tenté par lé Rénovateur, qu'au prix d'une connaissance approfondie des conditions morales au milieu desquelles évolue actuellement la religion musulmane chiite.
C'est avec intention que je souligne ces trois derniers mots, car, s’il est devenu classique de dire que le schisme musulman est dû à ce que les Persans ont considéré Aboû Bèkr, ‘Omar et ‘Osmên comme des usurpateurs, alors que les «sonnites » les reconnaissent comme les véritables successeurs du Prophéte, ce serait une erreur de croire que là s'arrête la différence qui sépare aujourd'hui si profondément les deux branches issues d’un même tronc.
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