‹ Seyyèd Ali Mohammed, dit le BâbChapitre 22 sur 56 · DE TT · texte numérisé non relu

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les meilleurs historiens, il fut empoisonné à Baghdad en redjeb 183, sur l'ordre d'Haroun er-Rachid et conformément au fetva de Yahyah ibn Khaled Barmeki : d'autres disent qu on lui versa du plomb fondu dans la bouche.

Ali er Riza, son fils, naquit soit le 11 zil hedije, soit le {1 rebi el-akher de l'année 153, à Médine. C'est le plus célèbre des imams : il mourut à Senabad de Tous, empoisonné par Mahmoun Abbaci et fut enterré à Mechhed : son tombeau est un célèbre lieu de pélerinage.

Khadjeh Aboul Cassem Djaaferi dit : Ibrahim 1bn imam Mouca Kazem raconte : Un jour je demandai de l'argent à imam Riza. [l me promit de m'en donner. Il alla ce jour-là au devant du gouverneur de Médine : je l'accompagnais. Au milieu de la route, nous descendimes de nos montures pour nous reposer à l'ombre d'un arbre. Pour lui rappeler sa promesse, je lui dis : « C'est une grande fête aujourd huï,'et je n'ai pas un dinar. » Alors il frappa la terre de son fouet: un vase plein de pièces d or apparut. « Prends, me dit-il, et tais-tol. »

Le 9° imam fut son fils Mohammed, surnommé . Taghi, né le 17 Ramazan 195. Les Oulémas chiites disent qu'il a été empoisonné par Moh'tacem Billah. Ali, son fils, lui succéda en qualité de 10° imaim. Ïl serait né en 222 ou 224 : son titre le plus connu est celui de Taghi. Le khalife Mo'tazed ibn Moutavéqqil le fit empoisonner en | djemadi oul-akher ou redjeb de l'an 294.

Haçan Askeri, son fils, fut le 11° imam. Il naquità Médine en 231. Il mourut empoisonné lui aussi en rebi oul-akher de l'an 260, au temps de Meu’iemed l'Abbasside. :

Nous nous occuperons du 129 imam dans le chapitre suivant.

J'ai fort abrégé ces données que j'ai extraites du

Zinnet el-Medjalis : je tiens à faire remarquer le peu de précision qui règne dans les dates : 11 y a discussion pour la naissance et pour la mort de chacun d eux : on n'est pas d'accord sur les noms de leurs mères, non plus que sur le nombre des enfants qu ils laissérent. Quant à l'histoire même de leurs vies, c'est un tissu de miracles, de prodiges, d'enchantements. La légende: y à la plus large part : rien n est précis.

Tous,commeon a pule voir,meurentde mortviolente, la plupart empoisonnés en vertu du hadis de Mohammed : Ma minna ella masmounoun aou Maktoul.

Nous verrons par la suite, sans nous en étonner, accoutumés que nous serons à leurs inconséquences, les oulémas chiites déclarer que le Bab ne peut être l imam. Mehdi par la raison bien simple qu'au lieu de conquérir le monde il dut subir la prison et la mort. Et les Babi ne manqueront pas, au contraire, d'en tirer un argument en leur faveur en observant qu une fois encore la parole prophétique de Mohammeds est réalisée.

Enfin, et ceci est digne d'intérêt: l’avant-dernier imam meurt en 260, et le dernier disparaît avant même d'avoir joué un rôle sur cette terre. La porte de la science est donc fermée à cette date, et il faudra l'espace d’un jour à Dieu pour la rouvrir. Or, comme il a soin de nous prévenir dans le Qoran qu'un jour pour lui est mille ans de notre comput, il faudra que: l'ouverture des portes sacrées se produise en l’an 1260. C'est exactement ce quiaeulieu. -

Nous reviendrons avec plus de détails, plus tard.sur cette question et nous allons examiner dans le chapitre suivant quel est le rôle joué par Ali et ses descendants, d'après les chîites : nous verrons alors les différences s’accentuer entre les Persans et les Sunnis, et nous constaterons facilement l'impossibilité absolue quil y à à un rapprochement quelconque entre les deux sectes rivales.

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