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voulait réunir toutes les histoires stupides ou scandaleuses qui circulent en Perse sur le khalife Omar : des fabricants de tapis tissérent son nom dans leurs dessins, de façon à ce qu il fût foulé aux pieds par les vrais croyants, et certains sunnis indignés du haut rang assigné à Ali par les chiites se faisaient tatouer ou peindre son nom sous la plante des pieds, de façon à marcher continuellement dessus ; le chef de l'Empire persan donna au plus humble des sous-officiers de son armée le titre de sultan, à ses fonctionnaires civils telui de khan, pour montrer le peu de cas qu'il faisait du sultan, khan des Turcs. Celui-ci riposta en nommant Pacha, — abréviation de Padichah, —- ses serviteurset en intitulant imamslesfonctionnaires chargés de la garde des mosquées et de la direction des prières. On n’en finirait pas, s’il fallait relever tous les détails de cette guerre à coups d’épingle.
La légende, au contraire, — chiite, bien entendu, — nous montre done un Ali désormais digne de son rang de véli.
On raconte qu’un jour un homme, un infidèle vint thez Ali, amenant une femme avec laquelle il était en discussion. Comme il criait très haut, l’émir des croyants, impatienté, s écria : & Sois chien », et la iête de cet homme se métamorphosa aussitôt en tête de chien. Un des témoins de ce prodige s'écria : « O Al, un simple mot de toi a suffi pour accomplir une pareille transformation. Pourquoi donc n'en uses-tu pas de même à l’égard de ton ennemi Mohaviah ? » — ( Si je le voulais, répondit l’imam, on m’amènerait ici mort ou vivant Mohaviah avec son trône. Je suis le gardien du trésor de Dieu, mais ce trésor n'est pas constitué par de l'or ou des pierreries, mais bien de secrets incompris, de desseins arrêtés par Dieu, »
Ishaq ibn Nébatèh raconte : J'étais un jour assis auprès d’Ali dans la mosquée de Kouïfa. Des gens y
pénétrèrent, amenant un nègre avec eux, qu'ils accu-
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