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Ce fut toujours en préchant dans le même sens que Bouchrouyéhi parla à Téhéran et convertit un nombre assez considérable de musulmans et, parmi eux deux frères, l'un Mirza Yahya Nouri(201}, l'autre Mirza Housseïn Ali Nouri(202}. |
L'auteur du Nacikh et Tévarikh veut que Molla Housseïn ait été porteur d'une lettre de Bab pour le chah et pour Hadji Mirza Aghaci. Mais ces personnages n auraient répondu que par un ordre d'expulsion.
Quoi qu'il en soit, ce fut à ce moment qu'il reçut du Bab l'ordre d'aller évangéliser le Khorassan.
Cette province était depuis quelque temps déjà en proie à des troubles qui offraient une certaine gravité. À la fin de l’année 1844 ou au commencement de l'année 1845, le gouverneur de Boudjnourd s'était révolté contre l'autorité du chah et s'était allié aux Turkomans contre la Perse. Le prince Acèf ed Dowlè gouverneur du Khorassan, réclama des secours à ja Capitale. Le général Khan Baba Khan, général en chef de l’armée persane. reçut l'ordre d'envoyer 10.000 hommes contre les rebelles, mais la pénurie du trésor l’'empêcha d'obéir. Le Chah forma dès lors pour le printemps, le projet d'une expédition à la tête de laquelle il devait se(203)mettre.
Les préparatifs pour cette expédition se poursuivirent avec vigueur. Bientôt dix bataillons de 1.000 hommes chacun furent préparés, n'attendant que l'arrivée du prince FIfamzé Mirza nommé général en chef de l'expédition (204).
Tout d’un coup, le gouverneur du Khorassan, Acef ed Dowlè, frère de la mére du roi, se sentant menacé dans sasécurité parla suspicion qui s'élevait à Téhéran
801}. Plus tard, connu sous le nom de Soubh-Ezel. &02}. Plus tard, connu sous le non de Béha-Oullah. #03). Archives diplomatiques, 23 février 1845.
04}. Archives diplomatiques, 4 mars 1846.
contre lui, vint à la cour se jeter aux pieds du roi, protester de son entier dévouement à sa personne el demander justice contre ses accusateurs (205).
Or, le principal de ses adversaires était Had]ji Mirza Aghaci, le tout puissant premier ministre. La lutie fut donc longue(206}) maïs se termina par la défaite du œouverneur, qui reçut l'ordre d'aller accomplir, avec da mère du roi le pèlerinage de la Meqde.
Le fils de Acef ed Dowlilè., Salar, conservateur de la mosquée de Mechhed, riche par lui-même, fort de son alliance avec le chef kurde Djaafer Qouli Khan, ilkhani de la tribu Qadjar, prit dès lors une attitude assez hostile, ce qui provoqua l'envoi immédiat de 3.000 hommes et de 12 pièces de canon, en même temps que le gouvernement du Khorassan était donné à Hamzé Mirza (207).
La nouvelle que Djaafer Kouli Khan, à là tête d'une nombreuse troupe de cavaliers kurdes et turkomans avait sabré quelques détachements de l'armée royale provoqua un envoi immédiat de 5 nouveaux régiments et de 18 canons (208).
Ce fut vers le 28 octobre de l'année 1847 que cette révolte sembla complètement réprimée par la victoire de Chahroud (15 septembre) et la dispersion et la fuite de Djaafer Kouli Khan et de Salar.
Si donc le terrain politique semblait favorable à un agitateur, il n'en est pas moins vrai que ce dernier devait se heurter à un tel faisceau d'intérêts que la tâche semblait être au-dessus des forces humaines.
En effet, Mechhed est le plus grand lieu de pêlerinage de toute la Perse, Kerbéla étant, comme on le sait, en territoire ottoman. C'’est-là que repose l'imam