‹ Seyyèd Ali Mohammed, dit le BâbChapitre 45 sur 56 · PP PE PRE PS RP PO PP EE IT · texte numérisé non relu

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lerie, Ali Qouli Khan fils de Nassr Oullah Khan, Mehdi Khan Khamséi et Beuyuk Khan Poucht Kouhi sortirent tous quatre avec leurs hommes et les ferraches du gouverneur pour repousser les assatllants. La lutte fut vive et ardente mais Abdoullah Bek de Kensaver ayant déchargé son fusil sur Mir Sélah, l’atteionit à la tête et l'étendit roide mort. Les babi consternés retournérent sur leurs pas, sans avoir réussi dans leur entreprise.

Vingt musulmans furent tués dans cette bataille, parmi lesquels Ali Khan Bek Melayéri et Nour Mohammed, le ferrache. |

Les deux partis restèrent immobiles plusieurs jours pendant lesquels les musulmans virent arriver à leur aide : le 20 Redjéb, Sadr ed Dowléh, petit-fils de Hadji Mohammed Housseïn Khan fsfahani, chef des cavaliers du Khamsèh et venant avec ses hommes de Soultaniëèh; le 2 Chahaban, Seyyèd Ali Khan de Firouz Kouh, avec deux cents cavaliers, et Cha baz Khan de Méragha, également avec deux cents cavaliers. Le même jour, arrivèrent Mohammed Ali Khan Chahisoun Afchar avec le même nombre d'hommes et Kazem Khan, chef des troupes afchars. Enfin l'armée de secours se compléta par la venue le 5 Chahaban de Mohammed Khan de Khoï, accompagné de 50 artilleurs, de? canons de 6 livres etde 2 obusiers.

L'armée royale ainsi renforcée établit des barricades vis-à-vis de celles de Mirza Faradj Oullah et de la forteresse de Véli Mohammed Khan. Enfin, le 20 Chahaban, Mirza Soultan, de l’Arsenal et Abdoullah Soultan firent sauter à la mine les retranchements de Méchédi Péri.

Emir Aslan Khan, Mirza Ebrahim Khan, général

du Khamsè, Sadred Dowlèh, Chah'baz Khan,Moham-

med Thagi Khan, Seyyèd Ali Khan et d'autres chefs se précipitérent à l'assaut. La bataille fut opiniâtre et Sanglante. Parmi les musulmans, se trouvait un indi-

vidu nommé Qarétchi — 1l était de la tribu Qouli, surnommée ainsi par les Turcomans, — qui était allése poster au liaut du deuxième étage de la Mesdjid Djoum èh, juste en face des maisons habitées par les babi. Là, protégé par le mur percé de meurtrières, son adresse rendait la position intenable aux babi. Nour Ali, fameux tireur babi, vint se poster derrière un mur, en face de ce Qarétchi. Avec un de ses amis, il observa longtemps le tir de son ennemi et finit par comprendre ses mouvements, c'est-à-dire quand et par quelle meurtrière 11 visait, quand il rechargeait son arme. Alors Nour Ali visa l’une des meurtrières derrière laquelle il savait que se trouvait à ce moment le Qarétchi et tira. Le long silence qui suivit démontra d'éloquente façon que le coup avait porté. Nour Al tua également flassan Ali Khan, oncle de Beuyuk Khan Taroumi de Poucht Kouh.

Bien d'autres musulmans succombérent, mais enfin ils restèrent maitres du champ de bataille.

Fatigués de cet effort, les deux partis restèrent plusieurs jours sans combattre, se contentant de s’épier mutuellement de derrière leurs barricades.

Les babi avaient vu la morts abattre largement sur eux, mais rien, semblait-1l, ne pouvait les décourager, et chaque chef tué était immédiatement remplacé par un autre qui effaçait le souvenir de son prédécesseur. Ceux qui se distinguërent le plus furent : Ali Asker Bi Sahéb, connu comme jardinier de Mir Riza. I devait son nom de Bi Sahéb à ceci, qu'avant ces événements, il avait tué de ses propres mains et mangé avec ses amis un Cerf appartenant au Gouverneur et qui vaguait à travers la ville, causant mille inquiètudes aux négociants. Arrêté pour ce fait, il fui bâtonné avec une rigueur extrême, car à toutes les questions qu'on lui posa touchant ses relations, sa parenté, ses maîtres, il répondit uniformément : « Je suis sans maître. )

Un autre était Mir Sélah, que nous avons vu à l'œuvre et qui possédait une voix tonitruante, d'une portée incroyable. On va jusqu à dire que les éclats de cette voix allaient importuner Medjd ed Dowlèh, qui s'était retiré à Ejdéha déh, à moins d’un farsakh de la ville. Quand il fut tué, il fut remplacé par Ali Asker le cordonnier, qui dépassa encore ses prouesses.

Bakhch Ali, le menuisier, qui mourut en rapportant à son retranchement un drapeau qu'il était allé chercher au milieu des musulinans.

Mais tout cela durait depuis trop longtemps et le Gouvernements impatientait. Aussi chargea-t-il Mousapha Khan Kadjar, frère du Kéchiktchi Bachi de prendre avec lui le 16€ bataillon Chéqaqi, de rejoindre en toute hâte l'armée et de prévenir les officiers de la terrible responsabilité qu'ils encourraient, s ils persistalent dans leur tergiversations et leurs lenteurs.

Moustapha Khan remplit en conscience la mission qui lui avait été confiée et ses paroies énergiques réverllèrent l’ardeur somnolente de ses compagnons d'armes. On résolut de venger les défaites précédentes et la mort de Mirza Feredj Oullah.

On creusa donc une mine sous la principale barricade babie et, la nuit du quinze Ramazan, une heure avant le lever du soleil, toutes les dispositions étant bien arrêtées, on y mit le feu. La barricade sauta et vingt babi furent tués. Alors le bataillon d'Endjerdèn commandé par Mehdi Khan, celui d Eriavi commandé par Abdoullalh Khan fils de Souleïman Khan. le 16° bataillon, les cavaliers du Khamsé se lancèrent à l'assaut. Nazer Ali Khan Erbadi fut tuë le premier et a0û impériaux mordirent la poussière ; les babi se défendirent vaillaminent, mais ils durent céder sous le nombre : ils se retirèrent derrière une autre barricade et les impériaux campèrent sur celle qu ils venaïent de conquérir et à laquelle on avait donné le nom de barricade de Feredj Oullah.

Néanmoins ce succès ne répondait pas aux désirs de Téhéran et n'était pas suffisant pour calmer l'impatience du Gouvernement. L'émir Nizam, Mirza l'aghi Khan, profondément irrité de ce qu'il appelait des preuves d'incapacité, envoya à Zendjan Mohanmmed Agha Ghilani, fils de Hadji Youssef Khan, colonel du régiment Nassiriëh, et Cassem Bek, fusilier particulier du Chah; il les prévint que s'ils n'envoyaient pas à très bref délai à Téhéran, vaincue et enchaïnée, l'armée de Molla Mohammed Ali. on leur fournirait immédiatement l'occasion de se repentir amérement de leur incapacité.

Ceux-ci, comprenant ce que parler veut dire, organisèrent, des leur arrivée, une action qui devait être décisive. Elle eut lieu le 25 Ramazan.

Moustapha Khan Qadjar, avec le 16° régiment Chéqaqi, sadr el Dowlèh,avec les cavaliers du Khamsèh, Seyyèd Ali Khan de Firouz Kouh, avec son propre régiment, Mohammed Agha Ghilani avec le régiment Nasserièéh, Mohammed Ali Khan, avec les cavaliers Aîchars, Nabi Bek, yaver, avec les cavaliers Mouqaaddem, prirent part à la bataille.

Elle dura du matin jusqu au soir. Les Babi subirent de grandes pertes : Bakhch Ali, le menuisier, Khodadad, Faith Oullah Bek, Feradj Oullah Bek y sSuccombèrent.

Bien des musulmans furent tués, mais Molla Nohammed Ali sentant que ses troupes allaïent plier, fit incendier le bazar.

Les musulmans coururent en grand nombre — sous prétexte d'éteindre l'incendie, mais peut-être bien pour fuir une si chaude bataille ou tout au moins pour proter d'une aussi belle occasion de pillage.

Les Babi assaillirent avec fureur ceux qui restérent etles repoussèrent, l'épée dans les reins, hors des barricades qu'ils reconquérirent et qu'ils réparèrent. Cette victoire fut heureuse pour les Babi, ils

avaient, en eflet, depuis plusieurs jours, perdu tout contact avec la forteresse d'Ali Merdan Khan où étaient enfermées toutes leurs provisions. Désormais, la place étant déblayée, ils reprirent courage en retrouvant des vivres. [ls y trouvèrent un canon que Hadj Cazem, fabricant de sabres, avait fait pour eux avec du fer. Comme il étaitfortlourd et sans roues,un certain Seyyèd Ramazan de Bakou, se l’étant fait charger sur les épaules, le porta jusqu'au premier retranchement où il futfixé. [ls l'essayèrentimmédiatement,et,ramassant les boulets ennemis dont leur camp était jonché, ils visèrent un cheval qu'ils tuërent du coup, à la grande stupéfaction des musulmans.

Le 8 chevval les musulmans virent arriver à leur aide trois mille hommes des régiments des gardes et Chéqaqi avec six canons et deux obusiers, commandés par Mohammed Khan Beglierbéghi, général de brioade (Mir Pendi).

Cassem Khan, neveu de Fazl Ali Khan Qarabaghi, Aslan Khan yaver Karakani, Ali Ekber soultan Khoyi arrivèrent le même jour avec quelques troupes.

Sans laisser à ses hommes un instant de repos, le Berglierbéghi donna, dès son arrivée, l'ordre d'attaquer les Babi de deux côtés à la fois.

Cette attaque réussit admirablement et Molla Mohammed Ali ne parvint à éviter une défaite complète qu'a l’aide d'un stratagème.

{] avait fait barrer les rues conduisant à son quartier général, par des barricades placées les unes derrière les autres et séparées par une certaine distance. Pour préserver ses hommes des balles ennemies, il avait fait défoncer les murs intérieurs de toutes les maisons bordant ces rues, de sorte que les Babis pouvalent aller et venir sans se soucier le moins du monde des balles musulmanes. Profitant de ces habiles dispositions, il envoya aux défenseurs de la barricade la plus avancée, l’ordre de résister jusqu'au moment

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