‹ Sganarelle, ou, Le cocu imaginaireChapitre 5 sur 41 · X RÉFLEXIONS · texte numérisé non relu

X RÉFLEXIONS

Hen sortir de ses mains; cependant, sans sçauoir comment cela s^est fait, Pen ay veu courir huit ou dix Coppies en cette Ville, et Vay sceu que quantité de gens estoient prests de la faire mettre sous la Presse; ce qui m'a mis dans vne colère d^ autant plus grande, que la pluspart de ceux qui ont décrit cet ouurage Vont tellement défiguré, soit en y ajoû' tant, soit en y diminuant, que ie ne Vay pas trouué reconnoissable ; et comme il y alloit de vostre gloire et de la mienne que Von ne Vimprimast pasde la sorte, eu cause des Vers que vous ave^ faits, et de la Prose quefy ay adjoustée, Vay crû quUl falloit aller au deuant de ces Messieurs, qui impriment les gens maW gré quHls en ayent, et donner vne Coppie qui fut correcte ( ie puis parler ainsi, puisque ie croy que vous trouueres^ vostre Pièce dans les formes)^ Vay pour^ tant combattu long temps auant que de la donner; mais enfin Vay veu que c^estoit vne nécessité que nous fussions imprime^^ et ie m'y suis résolu d'autant plus volontiers, que Vay veu que cela ne vous pouuoit apporter aucun dommage, non plus qu^à vostre Trouppe, puis que vostre Pièce a esté jouée près de cinquante fois, le suis,

MONSJEVR,

Vostre tres-humble serviteur **.

Dans Topinion générale des critiques, les choses se passèrent comme nous venons de les exposer en les complétant par les explications

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