‹ Shakespeare (volume 2)Chapitre 14 sur 112 · V» nos étude» sur le$€mtemp9ra(nt dé Shakspeare · texte numérisé non relu

V» nos étude» sur le$€mtemp9ra(nt dé Shakspeare

JEUNEStt HB màKSPEARE. St

ombrage d'un arbre, tout ce dont il jouit avec sécurité et bonheur, est bien supérieur aux délices d'un prince, à ses mets qui brillent dans une vaisselle d'or, '^ ses nuits passées dans un lit somptueux, auprès duquel veillent les soucis, les méfiances et la trahison. * » C'«5tlà, si Ton v^nt, un lieu commun, mais comme il est relevé par la sfmpKcitë de l'accent 1 En même tenrps l'idée est biea plws développée par iShakspeare que par son prédécesseur. Là où Marlow^e înrfique un sentiment par quelques traits rapides ^î ne jettent qu'une lueur fugitive sur l'état de Tâme qtf il veut peindre, l'auteur de Henri VI en saisît toutes les miances par le procédé délicat de l'analyse psychologique. Marlovre était mort lorsque parut Benri VI, et ne put se plaindre que son Edouard H eût été imité. Hais Greene réchuna, dans un pamphlet souvent cité où il accuse Shakspeare de s'être paré des plumes du paon et, en jouant sur le nom de son heureux rival, d'être Tunique Shake seene (ébranle, scène) de l'Angleterre. Cette réclamation est tine preuve du suAîès de la pièce ; elle sert en même temps à en marquer la date. Gomme Greene mourut en 459i2t, Henri VI parut certainement avant cette époque. ïl semble que le jeune William ait eu déjà, à oe moment de sa carnère, de nombreux partisans et des admirateurs, car Chettle, l'éditeur du pamphlet de Greene, se croit obligé de s'excuser dans sa pré&ce et de rendre justice an caractère et au mérite de l'auteur de Henri VL

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