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par lemafrcband, le laisserait mourir sous le eouteau d^ son créancier. Toilà un premief exemple du mal que peut faire Fabus du droH. D*ane autre part, la destinée^ ée Pcnrlia a été réglée d*ayanee par le testament bisarrede son père. Cette jeune fille riebe, belle et intelligente, n*est pas libre de se cboisir un époux ; 9 feut qu'elle c^en rapporte au basard. Pour obéir i la Tolonté paternelle , elle n'épousera que celui qui aura deviné Ténigme pro* posée. Fftt-il laid, sot et vieux, elle se mariera a^ec lui, tandis qu'elle repousse un jeune homme beau, spirituel et brave, en tout point digne d'être aimé, si celui-ci ne* résout pas le problème qui est proposé aus prétendants. Le sort la favorise. CTesf Bassanio qu'elle aime en secret qui l'emporte sfur ses rivaux ; mais Bassanio poQV»t échouer, et Portia se marierait Hor» contre son gré. C'est là tm second exemple des inconvteients que peut entraîner Fobservation rigoureuse de la lettre, aux dépma de Fesprit.
Ainsi tout concourt, dans le Marchand de Venitet II démontrer la vérité de Faxiome : Smnrnum fus, mtmma infnria, Ulrici donnerait volontiers pour épigraphe à la pièce le discours qu'adresse Portia, déguisée en juge, à Shylock, et oh elle lui rappelle qu'en justice rigoureuse, nul ne peut compter sur son salut. Le poète a voulu prouver , suivant lui , que ce n'est pas le droit strict, nmis la bienveillance mutuelle des hommes qui dit vi^TC la société. Si chacun exige rigoureusement ce qui lui est dû, comme le juif, si personne ne foit de concession, il n'y a pas de paix possible entre les citoy^is. C'est Fétat de gu^re substitué à Fêtât social '•