‹ Shakespeare (volume 2)Chapitre 51 sur 112 · King Richard ihe secoud, act. v, se · texte numérisé non relu

King Richard ihe secoud, act. v, se

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royaume, et qui rend à la couronne d'Angleterre le prestige que lui avait fait perdre Richard IL M. GerVinus, qui ehercliA au fond des conceptions de Shakspeare une intention philosophique, croit que le poëte a voulu prouver par le développement de ce caractère une thèse qu*il avait déjà soutenue dans Henri VI j à savoir, la lutte du mérite et du droit. Richard a pour lui le droit, le principe d'hérédité et la possession ; Henri lY, le mérite. Shakspeare, qui est très>- occupé, dit le critique allemand , à cette époque de sa vie , du contraste qu^offrent dans le monde la réalité et l'apparence, après avoir étudié cette idée sur la scène comique, la poursuit à travers l'histoire et en retrouve ici une application frappante. En juge impartial , il plaide alternativement la cause des deux adversaires, il défend d'une part l'inviolabilité des droits anciens et de l'autre le privilège du génie. Mais entre ces deux principes hostiles son choix n*est pas douteux. Malgré le plaidoyer qu'il place dans la bouche de l'évéque de Carlisle , il ne croit pas à l'inviolabilité, si elle n'est soutenue par le talent et par la vertu. 11 n'y a de personne inviolable que celle qui accomplit ses devoirs, et le roi qui les oublie perd par sa négligence le caractère sacré que lui confère son rang. Telle est, suivant M. 6ervinus, la doctrine révolutionnaire du poète. Aussi prend-il parti pour Henri IV qui, sans pouvoir prétendre au trône, mérite de s'y asseoir, contre Richard II qui , Payant reçu de ses ancêtres, ne mérite pas de le conserver. Si l'héritier de la royauté n'a aucune des qualités qu'elle exige,. il déchoit de son rang par ce seul fait , et le citoyen qui les possède toutes en devient digne ^

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