Second part ofking Henry IV, ad. v, w
GABAGTÈRES HISTORIQUES. â25
à l'élégance des manières que les jeunes gentilshommes prisent si haut. Il retourne à la taverne avec Poins, il s'y installe, sans respect humain, à côté des gens du peuple, et il demande de la petite bière, comme un simple artisan. « N'est-ce pas bien vulgaire à moi» dit41 à son ami, d'avoir envie de cette boisson?» Mais il se moque, comme autrefois , de l'opinion, et il suit ses goûts. Cependant au fond il est triste, il sait que son père est malade, et il craint d'apprendre que le mal s'aggrave. ^ Si je cache avec soin ma douleur, dit-il à Poins, c'est que je fréquente une aussi mauvaise compagnie que la tienne. » Bientôt il est mandé au palais pour recevoir le dernier soupir du roi. n entre dans la salle où celui-ci sommeille, il le croit mort, et il emporte la couronne royale qui lui appartient par droit de naissance. Mais Henri lY se réveille, réclame sa couronne qu'il avait fait poser au chevet de son lit, entend dire que c'est le prince de Galles qui Ta enlevée et éclate en reproches contre ce fils dénaturé. Cette colère du père est un artifice qu'emploie le poète pour amener sur les lèvres du prince une noble réponse. « Voilà votre couronne, s'écrie-t-il, quand il est accusé de s'en être emparé trop tôt, et puisse celui qui en porte une immortelle vous conserver longtemps la vôtre I Si elle m'est chère, c'est parce que votre honneur et votre gloire y sont attachés. »
Alors le père et le fils, séparés jusque-là par la différence de leurs habitudes et par leur réserve mutuelle, s'ouvrent leurs cœurs pour la première fois. Leurs sentiments longtemps contenus s'épanchent. Henri IV fait sa profession de foi politique et meurt consolé, envoyant qu'il laisse un successeur capable de le comprendre et digne de recueillir son héritage.
22J SHAKSPEARK.
reuse . Adieu, grand cœurl s'écri^t-U. Ambition ma Sue. Lien il es rétréci.. Quand ce c.^ -^^-t une âme. un royaume était pour Im «° ««P^;;,a^ étroit; mais maintenant deux p^ ^^^^*;^;^^ ^^ lui suffisent. Cette terre qm P°f **^^;*sUu étais eapas un seul vivant aussi -t-pide que t^^^, ^^^^ pas core sensible aux louanges, je ne te te^noi^ r une si grande «sti-^ ^étacbe^sc^n^b^^ ei^^^
couvre le visage de ^«'^«î) •/*'^®*:. .^^^ ^e te rendre, couvre ton visage mutilé. Je me jélu»te ae
.éme à toi, ces pieux devoirs d'^^f^^^S^tion de
porte avec toi ta gloire dans le «eU Q^f» °
L défaite dorme avec toi dans ton tombeau, mais
pas rappelée dans ton épitaphe^ U ^^ ^^^^.
Il n'en parle à personne et û |»«»®'r . palstaff, qu. grets. à un autre Vbonneur du «o»^^-^^^tsr •
contrefait le mort pour échapper àlépee ^
relève quand U voit le béros par terre, i
coup de poignard et remporte si^ - ï^: nonçant que c'est lui-même qm la tué. ^
ment pas ; il lui dit même tout bas . «
peut t'être bon à quelque chose, je i u.
leurs couleurs que je pourrai trouvai • C'est ainsi que le poète passe, - •
ractère du prince, du ton de 1
médie. B multiplie les contr;^..
trastes est une peinture d" '• guerre, flenri n'a point p»^ il n'a du chevalier qu.^ ' vés; il est dépou^'^'ii .'