‹ Shakespeare (volume 2)Chapitre 69 sur 112 · Roméo et Juliette^ act. m, se · texte numérisé non relu

Roméo et Juliette^ act. m, se

rendre nn peu de eiteie à squ uni. Bornéo se désespère, et y iMMir repousser les consoiaiioiis qu'oa lui offre, il emploie f argameui ordinaijDede la jeunesse qui inToque,. Od général , le bénéfice de aentimeuU exceptionnels et fui cefiise à Tâge mùr le droit de la Juger. Le poète met dans sa iKNi^he le plaidoyer éloquent de Taiaour : « Tu ne peux pas parler de ce que tu ne sens pas, dit-il à fipère LauireBt ; si tu étais jeune , comme je le suis , si Jidiette était ton aaionte, si tu n'étais marié que depuis une heure» si tu avais tué Tybalt, si tu étais amoureux, comme moi, et, comme moi , baimi , alors tu pourrais parler, alors tu pourrais t'arracber les cheveux et tomber sur la terre, comme je le tais maintenant K :» Voilà la passion et la raison aux prises., Shakspeare n'affaiblit aucun des raisonnements derrière lesquels s'abrite la première, mais il laisse la parole à la seconde,. et lui donne, par ce seul fait, Tavantage. Roméo tire son épée pour se tuer. Le moine l'arrête avec indignation, en lui disant : « Betiens ta main désespérée. £s-tu un homme? Ton extérieur le proclame : mais tes larmes sont d'une femme, tes actes sauvages dénotent la fureur insensée de la brute. Par mon ordre sacré, je croyais ton caractère plus modéré. Parce que tu as tué Tybalt, veux-tu te tuer toi-même et tuer la femme qui vit de ta vie, en. agissant contre toi, comme si tu te haïssais mortellemetnt. Pourquoi, tournes-tu en dérision ta naissance, le ciel et la terre ? Car ta naissance, le ciel et la terre , ce sont là ks trots éléments qui t'ont formé ; et tu voudrais les détruire tous trois en même temps. Fi 1 fi ! tu déshonores ta personne, ton amour, ton intelligence... Re-

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