‹ Shakespeare (volume 2)Chapitre 95 sur 112 · Cymbeline, act, iv, se · texte numérisé non relu

Cymbeline, act, iv, se

DRAMES R0M.^£$4}UES. 4(i

fonuuaes, eefi'estfA&pûur leur faixeobtemcunavictolFe fofiiki, mais f^om kus opposer une résistaiice iavineible rt les Mcabkr d'un échec. Il rappelle^ â^ec intentioxit f u« si les Gaulois oat été soumis par César, les Bretons BO Font jaiaaî& été complètement. Uanumr de la patrie^ un des saotimenls qu'il exprime le mieux et le plus fréqta^moÊeiai, aoim^ toute la ^partie légendaire de CjfmbeUnet et loir&que le poète ne nous présente pas Timage drinM^Qe, il nous montre celle de T Angletecre.

Mais la f(wm6 nous toucbe plus que le pe\^Ie. Ni les fières paroles du roi breton^ ni le courage de son fils et' de Posihumsiay ni le beau caractère du général romain Lucius n'auraient fait yiyre le drama épliiue^ si la figure idéale d'Imogëne ne se détachait sur le fond sombre des événements. Comme Cordélie dans le Roi Lear^ elle vaut mieux que ceux qui TeDiourent, et, par sa pureté et sa fidélité, elle joue le rôle qui convient à Fhéroïne d'une vieille épopée. LafidéUtéesila vertu des temps primitifs. Achille aime Patrocle d'une amitié que ni Tâge ni le malkheuF n'altèrent. Pénélope attend son époux, maigre les perséeuUoDS des prétendants.

Shatspeare» dans ceux de ses drames qui se rap* procheoÉ le plu& de la formie épique,, dans h Roi Lsar d; dans CymMmti f etsouve, sans chercher à la deviner,, par la seule intuitim du génie, la pensée homérique. Lui aussi, il dégage des mœurs encore barbares les plus gnHttds et ks plus nobles sentiments de l'âme humaine^ il personnifie le dévooemeet dans le caractère d'un ami qui s'appelle Kent ou Pisanio , et l'union de la grâce, de la force et de la constance dans les types im-> mortds de Çordâie et d'Imogène. Les mauvais instincts de la nature hiomAioey r^résentés par d'autres per-

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sonnages, ici par Edmond et Goneril, là par Cloten et par la reine, luttent contre ces grands cœurs ; ils les déchirent et les brisent quelquefois, parce que rien n*empéche le plus fort d'écraser le plus faible. Mais leur triomphe ne dure pas ; la victoire reste toujours aux meilleui*s. Car, soit qu'ils meurent, comme Cordélie, ou qu'ils vivent, comme Imogfene, la poésie fait pleurer sur leur tombe ou couronne leur vie. Au fond, ces contrastes du mal puissant et de la vertu douce et humble composent l'histoire de l'humanité qui se renouvelle constamment sous nos yeux. Chacun de nous peut les voir. Seulement il n'appartient qu'au poète d'en réfléchir l'image dans une œuvre durable.

TROILE ET GRESSIDA.

En passant de Cymheline à Troile et CreÈsida, Shakspeare reste dans le domaine de l'épopée ; mais, au lieu de prendre le ton épique, il en fait la parodie. La tendance ironique de son esprit , tempérée d'ordinaire par sa sympathie pour la nature humaine et par sa profonde sensibilité, éclate ici, avec une vivacité singulière, à propos d'un sujet plus sérieux que comique. Il choisit pour thème la guerre de Troie, et, sans se laisser émouvoir par tout ce qu'une telle donnée renferme de poétique, il tourne en ridicule une partie des héros que la poésie grecque a chantés; Ni la gloire d'Achille, ni les malheurs de Priam, ni ceux d'Hécube et d'Andromaque ne le touchent. Cette lamentable et merveilleuse histoire»

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qui nous apparaît dans le lointain de -la mytjiologie comme le résumé de ce que les hommes de F âge héroïque ont souffert et senti , le poëte anglais la travestit volontairement, en y introduisant un élément bouffon qu'il y fait dominer.

Sa pièce ressemble si bien à une comédie que la plupart des critiques la rangent sous ce titre, quoique, dans les premières éditions, elle soit désignée, tantôt comme une tragédie, et tantôt comme un drame historique. La seule raison qui nous ait empêché de l'assimiler aux autres comédies de Shakspeare, c'est qu'elle comprend la mort d'Hector, et que , suivant l'usage du vieux théâtre anglais, dès qu'il y a mort d'homme dans une pièce, il n'y a plus de comédie. N'en pouvant faire U|ie œuvre comique et la trouvant aussi éloignée de la tragédie que de l'histoire, nous l'appelons drame romanesque, parce qu'elle se rapproche sensiblement du roman.

Quelles causes ont pu engager Shakspeare à traiter un si grand sujet sous forme de plaisanterie ? D'où vient qu'il en méconnaît la beauté pour en saisir surtout le côté ridicule? £s1^é une idée qui lui soit personnelle ou qui lui ait été inspirée par ses devanciers? C'est ce que nous apprendra peut-être l'étude'des sources où il a puisé. Sa pièce date probablement de 1609. Dix ans auparavant, Chettle et Dekker avaient écrit, pour les acteurs du comte de Nottingham, un Troïle et Cressida, aujourd'hui perdu. Mais la popularité de ce aujet remontait eu Angleterre jusqu'au quatorzième siècle. Chaucer a composé un poëme en cinq chants de Troïle et Cressida, dont les héros firent fortune et se transmirent , comme des types, de génération en génération, jusqu'au règne d'Elisabeth. Un amant fidèle s'appelait un Troïle, une coquette

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une Gresaida /rt wa eatraaettfiur ua Paadarus» bifi& avant Shaksfttar& Dft ce» took personnages» il n*y ena^'un qui soit hërolcpie» le pieaier; las deux antres appartienaeiit à la oentédie pwcu ShaJispeare ttoni^ait donc déjà des noms anciens livrés au ridicule q«aadil aborda la mytheloc^ fpmosfogu L'iroaœ peî|;B«ita et crue du Tîevx cooteor, qneiqne aooreiil aceompa^t^e de pattiétique, avait laissé une eBu^pteinte itteffaçaèle sur les héroe de ta guêtre de Troie. IVaUlenra, ka rem wifi tr<>y «as» si nomitwmx au merfea àga, travefiUsaaîieni tantôt en traits ckevaleresipMBs^ fantAt en traits aatirifaesK dia& mœur» qa*oa ne coaaaaissait paa et qae chagoe^ nHuaBrcier jugeait. a« point de vue de sem temps, eu de son humevr. Shakspeare d«t avoir entiei les mains quelquesunes die ees légendes toamneafoea oit Ttene s'ooeupait guère m die^ Tentée kistenfue, ni de coNilaur locale, où Ton cherchait surtout» em repecoinila taraàiÉk» vocMine» à faire sortir de la race troiji^Baa tons ks peu^s de TOccident , et où , par conséquent » on saerifiait invasiaUement le» Grecs au grand BecÉer. Lydgata» traducteur anglais de^ 6uié» Golenna et Caslon, imitateur de Raoul Le Fëvre, ne tenaieni po«t ua autre hngsifa; Le poème de Chaueer et lea romans ftaliena et fieaa^aîa, traduite an anglais^, voflà les sources priwripafca àm drame de l^akspeaare.

€*est de là que le poêle atir&dianjEnnlHreux détails, des épiso<te9ettad;e>la poHPtieimaaaaiquede son œuvce; par exemple , les aventures de Cvesakda ; son séjcmr à Troie après la fuite dé son pète C^bdbaa; sa fialsest anee Jimle' eneouiragée par Pandbirus^; V échange que les Troy^s fent d'elle a^vee Antéaor, priaonaier des Grées; son départ sous la ccmduilÉe de Diomàde; sa coquetfae--

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ri& et sa katdsoo. C'est aux romans aussi qu'il emprunte S6S peiuturea de mœurs, lorsqu'il étend l'intrigue de sa pièce, et que. sous prétexte de raeonter l'histoire des deux amauts, il prend véritablemiçnt pour sujet un des épisodes de la giierre de Troie. Comme les romanders du moyeu âge, il revéi }es Grecs et les Troyens d'un costume cbevaleresque, il les fait monter sur des chevaux de batailk, les arme de pied en eap^ couvre leur tôte d'un casque &rmé et leur attribue» sous cet appareil mod^ae» le langage courtois et galant de la noblesse féodale^ Lorsque Éaée vient apporter un défi aux Grecs de la part d'Hector , il s'exprime comme un héraut d'armes dans un tournoi. « Si, parmi les plus braves, leur ditril , il ea est un qui fasse plus de cas de son honneur que de son repos, qui eherche la gloire plus qu'il ne cnûnt le péril» qui aime sa maîtresse et qui ose soutenir sa beauté et sa vesta„ c'est à lui que ce défi s'adresse. » Agamemmm réptmd sur le même ton,, en jurant que, si per&Qttiie ne se présente, lui-même rompra une lance en l'honneur de sa dame. Il n'est pas jusqu'au vjeux Nést&€ qui ne veuille, lui aussi, combattre en chevalier pour la ïo&okè causi}. Dans l'assemblée des Troyens dominent également les s^timents chevaleresques du moyen âge. Quand Hector propose i ses concitoyens de rendre Hélène, pour abréger les souffrances de Troiie, et qu'Helénus l'appuie par raison et par prudence^. Troïle leur réipond : « Sans doute» votre proposition est raisonnable ; mais il iaudraiL que le courage et l'honneur eussent des cceurs de lièvre pour se mettre au régkne de la raison; la raison et la prudence énecventle courage.:» Il suiBt que le jeuoe. prince invo^pie l'honneur pour que l'assen^lée ae range à sasa avis et qu'Hector ne puisse le contredire.

M 6 8HÀK8PEA11K.

Le combat d*Ajax et d'Hector ressemble à un duel entre deux gentilshommes. Un trompette annonce la venue de Tassaillant, la lice s*ouyre pour le recevoir et se referme derrière lui. Les juges du camp, nommés par les deux armées, règlent les conditions de la lutte, et, au signal des fanfares guerrières , les deux champions s*élancent Fun contre l'autre. Avec une noble courtoisie, Hector s'arrête, après quelques passes, et déclare qu'il ne continuera pas le combat, pour ne pas verser le sang d'un parent, car Ajax est fils d'une Troyenne. Les Grecs offrent aussitôt au héros troyen un banquet qu'il accepte et où il rencontre Achille qui doit le tuer le lendemain.

Sur ce fond solennel des mœurs chevaleresques se détachent, dans la pièce de Shakspeare comme dans le poème de Chaucer et dans quelques romans, des scènes comiques qui ramènent les héros sur la terre et font rire à leurs dépens. Chaque fois que Pandarus paraît, il bouffonne; comme Poins FalstafF, il n'a d'autre morale que celle du plaisir, et pour que le rôle qu'il joue paraisse supportable, il jette sur ses vices le voile de la gaieté et de l'esprit. S'il entreprenait sérieusement de séduire sa nièce au profit de Troîle, il serait odieux. Mais il attaque le cœur de Cressida par des insinuations plaisantes, il se moque de son aveuglement et de son mauvais goût, il lui présente le prince troyen sous des couleurs aimables , en faisant ressortir les ridicules de tous ses rivaux, et quand il a fini par rapprocher les deux amants, il les raille en homme qui ne prend rien au sérieux, pas môme l'amour qu'il a servi, qui ne voit dans le mende qu'un spectacle amusant et dans les fautes des autres qu'un moyen de se divertir. Cressida se ressent

de sa parenté avec un personnage aussi dissolu ; elle possède une expérience du monde qui ne se concilie guère avec la vertu ; dès le début, elle nous apprend qu'dle a réfléchi sur la conduite qu'une jeune fille doit tenir et qu'elle s'est fait d'avance un code de coquetterie raffinée. Elle s'attend à être attaquée , elle sait qu'elle le sera et elle se prépare à résister, non pour défendre son hon-r neur, mais pour conserver ses amants. « Le bonheur est dans la recherche» se dit-elle à elle-môme. Le triomphe obtenu, tout est fini. La femme aimée qui ne sait pas cela ne sait sien. Les hommes, avant la possession, sont nos suppliants; après, ils sont nos maîtres. » Tant de prudence ne suppose guère de passion. Aussi ne répondelle à l'amoiir vrai de Troile que par le manège habile d'une femme d'esprit dont le cœur reste libre. Elle afr fecte, pendant longtemps, de n^ point le remarquer; quoiqu'elle sache qu'elle est aimée de lui, elle le désespère par une froideur calculée, elle veut l'amener à ses pieds, et quand il y vient, conduit par Pandarus, elle laisse échapper, comme malgré elle, avec le désir de paraître pudique et réservée, l'aveu d'un amour qu'elle a soigneusement caché jusqu'icf. « Je vous aime, dit-elle au prince, et cependant je ne devrais pas vous le dire. Mon sentiment est si fort que je ne puis en contenir l'expression. Mais n'aurai-je point à m'en repentir? » Comme la vertu n'entre point en ligne de compte dans ses calculs, malgré sa profession de foi sur les avantages delà résistance, elle cède enfin à l'amour de Troïle, parce qu'il arrive toujours un momuent où un'é femme qui n'est pas vertueuse cède, qu'elle n'entend pas se priver du plaisir et que d'ailleurs elle ne veut prolonger sa défense qu' autant que cela est nécessaire pour assurer son empire. A

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peine a-t^lle soceonM» qu^oo hri annonce qn*i\ font quitter Troie et IVoile, powretonnierw etnap des Grecs. Sa douleur, quoiqu'un peu empbatique, peut être smcëre dans cette circonstance; car- il y a des moments où une coquette même est énue. Mats ce qui prouve la légèreté de son earaetère, o*est que ce grand cbagrni ne dure pas. EHe promet peut-être dé bonne Un qu'elle sera fidèle à son amant; mais, dès qu^eUe ne levait plus, elle accepte les soins d^unantre. ITtysse, qui assiste à sa première entrevue avec les diefr grecs et qui rentend provoquer cliacun dVux» firit d^eOe un portrait sévère qui peut passer peur le jugement déAoitif de Sbak^ieare. € iDfiimie sur efle f Ses jeux, sea joues, ses lèvres, ses pieds même ont un langage. Le IH>ertinage' se trahit dans tous ses gestes, dans tous ses mouvements. Les femmes qui ont la tangue si bien pendue, qui yfKLS font des avances, sons attendre que vous wjêm parlé, et ou* vrent le livre de leurs pensées-au premier regard frivole * qui veut y lire, eroyez-mei, ces eréatiires4àniettent leur chasteté an service de Foeeasion. Ce sont des courtisanes*. »

Ce caractère de Cresstda forme wm exeepÉmi parmi les nombreux portraits de fcnHDes qu^a tnieéa l^iakspeare. B les traite en géoéval avee pinas de reqiect, il leur attribue jim^ de vertu qu^aiçL bemmea et c^est à dles qu'il réserre le beuu rôle dans ses œuives coaniques. Ici , comme pour se eottfcnner è cette loi de fak variété qui, en même tempa que la lot morale, domine' son tbé&tre, comme pour monirar qu'il saisit la nature humaine sous tous ses aspects, il présente une Ue^ non-

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velle du caractère féminiiw Qu'a peintre des héroïnes vertueuses ; il met ea scène uœ çoq^etie ei il ne néussit pas moins bien dans la criti<iue que dans Tëloge. hk vive peinture qu'il fait du manéfe et de& artificea de Cressida dénote une expérience persomielle que les sonnets annonçaient déjà, mais 4ont le po^ ii*avait point encore tiré parti daas s%& drames , «am douée par sympathie pour la plus Ixelle moitié du genre humain et surtout par égard pour la morale. On peut dire, à son honneur, que les seules .scènes légères die son Ihéitre sont celles où Cressijda paratt. Encore n'jr fait-U point aimer le vice et ne dissimule-t-il pas le ouépris que lui inspire la ^coquetterie. S*il a peint une coquette, c'est que ce rôle est dans la nature, ^^otnme oeux des mé» chants et des ambitieux» d'Iago ou de Richard III, et qu'un répertoire dramatique qui «enibrasse Tinfinie variété des choses humaines t^e doit rien négliger de ce qui est vivant et vrai.

Cressida, commue adn oncle JBaadams, est uq personnage de conaédie. Elle r^résente Télément comique, en opposition avec le caractère de TrcNle, type cheval^ resque de loyauté et d'honneur. Mais elle ne le repré^ sente pas seule. La comiédie , qui ^ joue ecmstamment ici sur le fond romanesque du drane, tait parler d'autres personnages et descend mèsm jusqu'à la bouffonnerie dans le rôle de Thersite. Ce railleur ne s^i^le oeeupé qu'à dépouiller les che& grecs du prestige de leur renonamée et qu'à grossir leurs tra,v^s , en les observant à la loupe. Au lieu de les ennoblir et de les idéaliser, comme les poètes, il leur inflige l'outrage de la qaricatqre. Ses traits souvent acérés et justes percent à jour la grossièreté des mœurs barbares. Ce qu'il y a de plus piquant

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dans 868 plaisanteries , c'est qu^elles déshabillent le grand homme de Tftge héroïque et dévoilent ses infirmités secrètes. Comme il se moque spirituellement de la brutalité d'Ajax et d'Achille quand il dit : c Poar délivrer une mouche des pattes d'une araignée, ils ne trouveraient pas d'autre expédient que de tirer lear pesante épée et de couper la toile ' | » Un autre bouffon qui ne fait que traverser la scène a déjà dit d'Ajax : « Cet homme s'est approprié les qualités spéciales d'un grand nombre d'animaux, n a le courage du lion , l'humeur revéche de l'ours, la lenteur de l'éléphant. La nature a tellement mêlé chez lui tous ces tempéraments , que sa valeur dégénère en folie et que sa folie est mélangée de sagesse *. » Ailleurs Thersite, qui ne cesse de persifler ]es Grecs , appelle Diomède un hypocrite, Nestor un vieux fromage moisi et Ulysse un renard. Il ne ménage pas davantage Agamennon, qu'il accuse d'aimer les cailles et de n'avoir pas de cervelle, ni^Ménélas, qu'il compare à un vivant portrait de Jupiter métamorphosé en taureau. « Si Troie ne doit être prise, dit-il encore, que lorsque ces deux-là ( Ajax et Achille] auront miné ses remparts , ses murs resteront debout jusqu'à ce qu'ils tombent d'eux-mêmes*. » Gomme si ce n'était pas assez du ridicule que verse un bouffon sur les héros , ceux-ci se moquent les uns des autres. Patrocle, pour amuser Achille, singe la pompe et la majesté solennelle d'Agamemnon, et imite la voix chevrotante de Nestor, tandis que ceux-ci rient entre eux de l'épaisseur d'esprit du fils de Pelée.

1. Troïlus and Cresêida, act. ili, se. 2« 3. Ibid,, act. i, bc. 2.

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