‹ ShakespeareChapitre 101 sur 137 · W. Hailiti's Characters of Shakspeare' s Play s · texte numérisé non relu

W. Hailiti's Characters of Shakspeare' s Play s

dire qo'^il donne te prelïmiKi^ à ^^$lK¥^^|jil^^ m^is^ ^n'iji a trouvé, parmi les homnte:^ %\^ k%^ \^n\\i^^ m\ ^^x^K'^^ xmtn&ïX tragique, qui e«t ei^îuî %\%> C'm<^\^\\. \-x^ K'^x^k^tères tragiques ne sont pas lukni^î^sîiini^mwU ^^Iniir^)^)^ ^t Shakspeare n'a pas plus e^a^ît^^^ U^ n\M\^ \h W ^>^t^\m qu'il n'a diminué les vertus du |>^^«pU\ U \\\\ k\\\\\w rtt> la grandeur, ce qui ne signiAe pns qu'U \<^ xwtwy^mt' \\\\\\}t modèle. 11 représente eu lui unnohlemm^tn ^w pivmii^v temps de la République, U>\ i\m tMuttt^|Ut> let^ p^tut^ brave, formé uniquement pour h guenv ol oon»^t^rv«nl dans les discussions du forum In rtulet^ijio huuiulttt^ du soldat que le souvenir do ses a»ctHro« et m j(loitH^ p«^= sonnelle remplissent d*orgueiK

Ce caractère donné, SlinkHpenrn ne lo juHtIfln |mM; il l'explique, ce qui est très-dilWront, l.im MontluiMitn dd Coriolan sont le produit «l'une (^<hicntluti virlln (|ul m prépare pas les homnies nux v<'rluH dou(*eK et alnutbltiH, mais qui trempe les couragnM. Sa uW^re, Véturln, vérl^ table matrone romaine, a voulu i'ulre de Itd un Krnnd citoyen et un héroH. Kilo ne Ta pan Imblltu^ h Iti ItindrnMHi mais à Ténergie. « Si mon IIIm était mon é|HMU, dll.^«llii| je serais plus heureuse d^unn atmonitis |i»nd»Ml l»f|U»IM il acquerrait de la gloire, que (Um rnubm^^mmiU d^ ji»a couche et dcH pluM dout^ Imttfiimrin tUi mm nmour Mj j'avaiK douze fiU, u')0HU*^iMt\U*, uiWm^rtif Utmi ^^hu% tUm mon amouff et queeliJM'Jin ti*m% tm tM MU«^j t'M^f qM^ l'i^t pour tîoîin tufira i'Mi*.f ^nn^Mi^^ i'HUmmîitf m)^H% ^m voir onmmitiirir i^Uprutnt^.n^hi po«^ l^«f fmfti qM^ tVm^ voir mt mtu\ hminr ^Hm li» voIm//(/ ^tUm V\m*>iUm h

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guerre; il ne songe qu*à combattre et il obtient ce qa'il ambitionDe le plus, une glorieuse réputation.

Mais quand on expose sa vie tous les jours, quand on est admiré par les siens et par ses concitoyens, on est bien tenté de trop s*estimer soi-même. L'écueil de ces grands courages, c'est Torgueil. Celui de Coriolan dépasse toutes les bornes ; il se traduit par son mépris pour les plébéiens qu'il a vus souvent fuir ou combattre moUem^tit sur les champs de bataille, et il se révèle même par ses vertus; car il y a certaines vertus dont un vice peut être la source. Coriolan ne veut être ni loué ni récompensé de ses belles actions. Il prie les généraux de ne pas vanter son courage, il déclare qu'il n'a rien fait d'extraordinaire quand il s'est couvert de gloire aux yeux de toute l'armée, et il refuse le dixième du butin qu'on lui oflOre. Cette modestie et ce désintéressement ne sont au fond qu'une des formes de l'orgueil. Caius Marcius méprise la louange, parce que tout éloge suppose un jugement de la part de celui qui l'adresse et qu'il ne reconnaît à personne le droit de le juger. Il se croit au-dessus de l'opinion. Lui seul sait s'estimer à sa juste valeur. Les hommes ne diront jamais de lui autant de bien qu'il en pense lui-même, et s'il- leur permettait de le louer, ce serait leur accorder en même temps le pouvoir de la blâmer au besoin. Pour la même raison, il n'accepte pas de récompense pécuniaire. La nation croirait être quitte envers lui après l'avoir payé. Ce n'est pas ainsi qu'il l'entend. Il ne connaît pas en ce monde de prix équivalent aux services qu'il a rendus, et il laisse peser à dessein sur ses concitoyens le fardeau d'une reconnaissance illimitée. Aussi ne peut-il supporter l'obligation de solliciter les suffrages populaires pour devenir consul. Il semble

que le consulat lui soit dû. On ne le console pas en lui disant que c'est Tusage. Il n'y a pas d'usage pour un soldat tel que lui. La coutume est faite pour le vulgaire et non pour Fliomme qui n'a pas encore trouvé de rival.

D'ailleurs il méprise les plébéiens. Ce mépris quUl leur témoigne en toute occasion vient du peu de cas qu'il fait en général de l'espèce humaine qui lui parait si au-des** sous de lui. Mais, outre son esprit, il a contre eux le préjugé aristocratique du patriciat ; il ne se croit pas du même sang qu'eux, il les cousidère comme une race Inférieure destinée à être asservie, il s'indigne qu'on leur ait laissé prendre (fuelque influence dans le gouvernement, et si le sénat suivait ses conseils il les réduirait à l'impuissance par la famine et par la misère. De là sa haine pour les tribuns, chefs du peuple, et investis d'une puis^ sance qu'il ne leur pardonne pas d'avoir conquise^ Ceux-ci devinent toute son inimitié et ils ont bien raison, au point de vue des intérêts du peuple et de leur chargé, de s'opposer à son élévation. Ils comprennent que c'est entre eux et lui une guerre à mort« Si Coriolan devient consul , il les écrasera sans pitié. Il faut donc l'écraser lui-même pour n'avoir rien à craindre de lui. Les fautes de leur ennemi les servent mieux que leur propre habileté. Il suffit de le laisser parler aux plébéiens pour qu'il les irrite par sa hauteur.

Le résultat de cette lutte engagée nous fait comiaHre entièrement le caractère de Coriolan , en nous monirsni par un exemple décisif qu'il n'a d'autre mobile fpie l'amour de lui-même. f>e secret de toutes ses actions, comme nous l'avons dit, c'est orgueil. C'est de l'orgueil que viennent ses vertus et ses vices. Un citoyen modeste

aimerait mieux se résigner à subir une peine, même injuste, que de porter les armes contre sa patrie. CaiusMarcius , qui a fait beaucoup de sacrifices à Rome et cent fois exposé sa vie pour elle, ne peut lui faire celui de sa gloire. Son dévouement ne va pas jusqu'à supporter une humiliation ; il prouve par là qu'il a plus d'orgueil que de vertu et il mérite son sort.

Il y a donc dans son rôle de la grandeur, et il nous inspire Tadmiration qui s'attache toujours au courage , même quand il est mal employé. Il nous paraît grand, quand il tient tête, seul, à l'émeute populaire, et plus grand encore quand il va se remettre entre les mains de TullusÂufidius, son plus mortel ennemi, en lui adressant ce beau discours que Shakspeare a traduit de Plutarque. Mais il ne se fait ni aimer ni plaindre. L'insensibilité avec laquelle il ravage la campagne romaine pour venger une injure personnelle, et la dureté avec laquelle il reçoit son ancien général et son ami, Ménénius Agrippa, nous révoltent. Son caractère alors n'est pas celui d'un héros, mais celui d'un furieux.

Il nous attendrit, il est vrai, quand il cède aux prières de sa mère. La piété filiale est le seul sentiment qui puisse lutter dans son âme contre l'orgueil , et elle finit par l'emporter. C'est là sans doute une circonstance atténuante qui diminue la faute de Coriolan. Mais il n'en a pas moins porté les armes contre son pays, il a commis un crime et ce crime ne peut s'expier que par sa mort. Aussi Shakspeare représente-t-il sa fin tragique sans exciter notre pitié en sa faveur. Lui-même ne le regrette pas, quoi qu'on en ait dit, il l'abandonne à sa destinée en spectateur impartial, et il n'entoure pas sa mort de ce pathétique sublime qu'il a su trouver pour pleurer

d'autres héros qu'on pourrait appeler à plus juste titre ses favoris.

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