‹ ShakespeareChapitre 69 sur 137 · I . Second part of king Henry IV, acl. m, se · texte numérisé non relu

I . Second part of king Henry IV, acl. m, se

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ron pouvait percer l'obscurité du temps, on ne se donnerait pas tant de peine pour atteindre le but qa\on poursuit, on n*en poursuivrait même aucun et Ton s' abandonnerait au hasard des événements, bien sûr que tout a une fin et que rien ne se réalise complètement ni ne dure en ce monde. « Il y a dix ans à peine, ajoute-t-il, que Richard et Northumberland, amis intimes, s'asseyaient à la môme table, et deux aiinées plus tard ils étaient en guerre. Il y a tout au plus huit ans que ce Percy était l'homme le plus avant dans mes affections ; il travaillait pour moi comme un frère, et mettait à mes pieds son dévouement et sa vie. » Ces amis d'hier sont des ennemis aujourd'hui et se cherchent pour se tuer. Quelle source de réflexions amères pour un roi qui pense et qui sent fortement comme Henri IV !

La nouvelle de sa dernière victoire lui est apportée au moment même où il va mourir, et il voit encore dans cette circonstance une nouvelle preuve de la misère humaine. « Pourquoi donc, s'écrie-t-il, pourquoi donc estce que je me trouve mal à ces heureuses nouvelles? Fautil que la fortune n'arrive jamais les deux mainspleines ' ? » Il n'a pu, d'ailleurs, réaliser qu'une partie de ses rêves, et il voit partout les limites que la nature a fixées aux facultés et à la volonté de l'homme. Il avait résolu d'entreprendre une croisade, un pèlerinage en terre sainte , afin de se laver de la mort de Richard II, et il meurt avant d'avoir pu partir pour Jérusalem. Qu'est-ce donc que la vie et combien les plus forts d'entre nous ne sontils pas impuissants !

Le trait le plus remarquable du caractère de Boling-

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