‹ Shakespeare en Russie, 1748-1840 (étude de littérature comparée)Chapitre 16 sur 41 · XL · texte numérisé non relu

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l68 SHAKESPEARE EN RUSSIE

O thus, quoth Dighton, lay the gentle babes, — Thus, thus, quoth Forrest, girdling one another Within their alabaster innocent arms :

etc. '

A propos des Sept âges de V homme par Smirke ^ on cite le " monologue " de Jaques, plein de " perles sans prix " :

Ail the world's a stage, And ail the men and women merely players. ^

On y défend la doctrine de l'art pour l'art en s'appuyant sur Richard III^ Lear, Falstaff, Macbeth, Hamlet, Romeo, afin de prouver que la seule peinture de la vérité humaine comporte en elle-même une leçon morale, sans les phrases fades et les inventions dont les Ducis ont cru nécessaire de l'entourer. *

Polevoï voit en Shakespeare le représentant le plus parfait du romantisme. Ayant à juger Boris Godounov, il remplace toute discussion théorique " sur le drame romantique " par un " exemple pratique " et un commentaire enthousiaste de Richard II. Il dit ailleurs : " C'est en vain que Pope, Dryden, Addison ont enserré l'Angleterre dans le corset du classicisme : elle n'oubliait pas son Shakespeare, ne croyait pas que Milton fût un classique, et à peine les chants nébuleux de Mac-

1 Richard III, IV, 3.

'' 1833. XLIX et L.

^ As you like it, II, 7.

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