XXII
'i 1828. XXIV.
Pour ces raisons Polevoï accueille favorablement la traduction de Hamlet en vers russes par M. P. Vrontchenko, ^ en 1828, et il en donne certaines parties : "" " Grâce à Vrontchenko, écrit-il, les lettrés pourront admirer le "géant" et juger de la distance incommensurable qui sépare de tous les autres ce génie " des œuvres duquel s'est développé le monde du romantisme, comme des oeuvres d'Homère s'est développé le monde de la poésie classique des anciens. " ^
Cependant la méthode du traducteur n'était pas celle que la revue recommandait. En 1827 le Te le graf ècnvdÀt que la " fidélité " ne doit pas être une servile copie, mais doit consister dans la reproduction de " l'esprit de l'original " :
" Demandez-vous comment l'auteur traduit par vous s'exprimerait en votre langue... En lisant l'original, vous voyez, pour ainsi dire, les principaux points d'appui, les expressions, les tournures, " les mots principaux sur lesquels repose la force de l'original, rendez-les ou remplacez-les par des équivalents, montrez leur essence, mais ne vous attachez pas aux détails et aux mots qui relient seulement les points principaux ; évitez les tournures impropres ou même propres mais laides en notre langue, traduisez la page et non chaque ligne... " *
1 Né en 1801 mort en 1855, fait ses études à l'université de Moscou, passe au service militaire et meurt général-major.
- En 1827 XVIII, la scène 3 de l'acte III et en 1828 XXI, le monologue " To be or not to be ".