‹ Shakespeare et son œuvreChapitre 68 sur 93 · LE MESSAGER · texte numérisé non relu

LE MESSAGER

Que j'endure votre fureur si cela n'est pas vrai; vous pouvez, à trois milles d'ici, lavoir qui arrive; je le répète, c'est un bois mouvant.

MACBETH

Si ton rapport est faux, je te ferai pendre vivant au premier arbre, jusqu'à ce que la faim te dessèche; s'il est sincère, je me soucie peu que tu m'en fasses autant. J'abandonne toute résolution, et je commence à soupçonner l'équivoque du démon qui ment en disant vrai. (( ]Se crains rien jusqu'à ce que la forêt de

MACBETH. 273

Biriiam marche sur Dunsinane ! » Et voici (|uo la forèl marclie vers Dunsinane... Aux armes! aux armes, et sortons! Si ce qu'il aflirme est réel, peu importe que je fuie d'ici ou que j'y reste. Je commence à être las du soleil, et je voudrais que l'empire du monde fût anéanti en ce moment. Qu'on sonne la cloche d'alarme !. ..Vent, souffle ! viens, destruction ! Nous mourrons du moins le harnais sur le dos. (us sortent.)

sci:rsE XXIV.

il'iio iilaiiie ilevant le cli&toau.l

Unirent, sou» des drapenux, au son des tambour», AlALCuLM, 1-- vieux Si \\ AlîD . M A (î DU F F, etc., et des soll.tts portant des branclie.s d'arbres.

MAI.COl.M.

Assez près, maintenant! Jetez vos écrans de feuillage, et montrez-vous comme vous êtes... Vous, digne oncle, avec mon cousin, votre noble (ils, vous commandoroz notre front de bataille; le di^iicMacdufr et nous, nous nous ciiargeons du reste, ronlormément à notre plan.

Adieu, l'oiir |)f' ii que nous rencontrions ce soir ies

forces du tyra», je veux être battu si nous ne les attaquons pas.

MACDUFF

Faites parler toutes nos trompettes; donnez-leur tout leur souille, à ces bruyants hérauts du sang et

de la mort, dis sortent. Fanfams d'alarme prolongées.)

Page 1