‹ Shakespeare et son tempsChapitre 28 sur 36 · PORTRAITS POLITIQUES · texte numérisé non relu

PORTRAITS POLITIQUES

des principaux personnages des divers partis : Parlementaires, Cavaliers , Républicains , Niveleurs ; Études sur la Révolution d’Angleterre par M. Guizot. Nouvelle

édition. 1 vol. in-8. 1854 5 *

— - Le même ouvrage, 1 vol. in-12 3 50

«....M. Guizot a eu l'heureuse idée de réunir en ijn seul volume, et de mettre ainsi à la portée de tous les lecteurs, une série d 'Eludes biographiques qui se trouvaient dispersées dans sa belle et savante Collection des mémoires relatifs d la révolution <£ Angleterre. Ceséludes sont fort diverses, et elles s’appliquent à des personnages et à des partis fort differents ; elles ont pourtant, dans ce nouveau volume, que publie l’illustre historien, une singulière unité qui no tient pas seulement à la vigueur systématique de son esprit. Chacune de ces notices se résumé, en effet, dans un petit nombre de réflexions très-substantielles et très-fermes, dont l’ensemble forme une espèce de philosophie des révolutions, très-utile à consulter par le temps qui court (1851). M- Guizot y met à la fois l’expérience et l’indépendance de sa raison, beaucoup de desinteressement théorique et beaucoup de sagacité pratique, en homme qui na sacrifie jamais la réalité à l'abstraction, et qui pourtant sait l'atteindre à cette hauteur où la vérité réside au-dessus des passions humaines. Tel est le caractère philosophique do ce recueil; tel est aussi le lien de ces études, d'une diversité si attrayante, et dont quelques-unes sont, au surplus, tout à fait nouvelles.... »

( Journal des Débats. Extrait.) CUVILLIER-FLEURY.

«.... M. Guizot commence sa galerie de portraits par lord Hollis, chef du parti presbytérien, lequel possède toutes ses affections ; lord Hollis, parlementaire, dont la seule pensee était d’assurer dans le gouvernement, en respectunt la couronne et la Chambre des Lord3, la prépondérance de la Chambre des Communes. Il croyait à cette conciliation que M. Guizot, dans ses heureux moments, a sans doute rêvée pour la France. Mais la main de Cromwell devait bientôt paraître dans les destinées de l’Angleterre. Hollis tenta vainement de négocier des raccommodements avec la royauté; la proscription l'atteignit.... Après la figure de lord Hollis, voici lu figure d’Edmond Ludlow, qui entra plus profondément dans la réforme, et défendit la république contre l’usurpation de Cromwell.... Thomas May, auteur d’une Histoire du Long Parlement, a obtenu aussi les honneurs d’une notice dans laquelle M. Guizot reconnaît l’impartialité de l’auteur, et s’élève à de très-nobles considérations sur les devoirs d’un historien qu'une haute moralité doit toujours guider....

«....M. Guizot a consacré deux chapitres de ses Etudes h John Lilburne, grand faiseur de constitutions, qui appartint à la secte des niveleurs et eut beaucoup de crédit parmi ie peuple de Londres, et à Fairfax, ce lieutenant de Cromwell, vaillant soldat sur le champ de bataille, homme faible et bon dans la vie civile. 11 n’a pas oublié non plus mistress Ilutchinson, courageuse femme qui ne vit guère dans la révolution que la conduite de son mari, Brice, le chapelain de Monk, lord Clarendon, le grand chancelier d’Angleterre, Burnet, le publiciste évêque, qui osait faire au roi Charles II d’energiques remontrances sur les desordres de sa vie privée ; le duc de Buckingham, l'ami de Charles II, sir Reresby figurent également dans la collection deM. Guizot. Mais la partie la plus curieuse peut-être de ces études est le chapitre consacré à VEikon basi • liké (l’Image royale), ouvrage attribué à Charles 1er; c’est un morceau de critique très-bien raisonné.... »

(La Siècle. Extrait.)

Hippoltte LUCAS.

Page 1