ABAILARD ET HÉLOÏSE
Essai historique, par M. et M me Guizot, suivi des Lettre* d’ Abailard et d’ Héloïse , Irad jites en français par
M. Oddoul, nouv. édit. 1 vol. in-S. 1854 5 »
—Le même ouvrage. 1 beau vol. graud in-8, papier glacé, illustré de 32 belles vignettes d’après Gùjoux. . . 10 »
— Le même ouvrage, 1 vol. in- 12 3 50
c .... L'intérêt romanesque de ces deux noms n’est pas ce qui avait attiré l'attention d'un esprit si élevé. Ce que M»>e Guizot a cherché et vu de .préférence, c'est l’etat singulier des idées au xii« siècle, la domination de l'Eglise, et le premier reveil de la pensée libre.
c La mélancolie ou la passion dont le xvjii* siècle a coloré le souvenir d'Héloïse disparait dans ce tableau historique et sevère; moins poétique, il nous semble d'une vérité parfaite.
« La réforme des moeurs, commencée depuis le cardinalat d Hildebrand, la fondation de nouveaux et studieux monastères, la scolastique préludant a la raison, le mouvement de ces ecoles theologiques, au milieu desquelles s’élève Abailard; tout cela est supérieurement décrit.... »
{Rerue française. 1828.) VILLEMAIN.
« Un des grands mérites, et ce n’est pas le seul, du bel essai historique de M. et Mue Guizot, c'est d’avoir ramone à des proportions vraies ces événement» et ces personnages que le fanatisme des coeurs romanesques grandissait outre mesure, et nous montrait, à travers l’espace, embellis de toutes les teintes brillantes de l'idéal et du lointain. La poésie ingénieuse de Pope, l’emphase sentimentale de Colardeau, n'ont rien à voir dans cette prose austère, large et sobre, où le noble et pur talent d'une femme s’est si bien identifie avec l'inspiration quelle trouvait à ses côtés, que les deux plumes sem. blent s’ètre unies dans une même pensée, dans un même style, et que, sans un avertissement de l’éditeur, on serait fort embarrassé de faire la part de chacun.... >
[Assemblée nationale. Extrait.) Armand DE PONTMARTIN.
«....Beaucoup de personnes ne savent de l’histoire d’ Abailard que ses malheurs, sans connaître l’influence qu'il exerça sur son époque comme ora teur chrétien dans un siècle de discussions scolastiques. Ce sevère travail, commencé par Mme Guizot et achevé par M. Guizot, résumé la vie et la philosophie d’ Abailard, que M de Remusat a analysées plus en détail ; mais à Ce résumé suffisant, l’editeur a joint encore la traduction des lettres d'Héloïse et d’ Abailard, par M. Oddoul. Cette traduction, faite avec amour, duns laquelle l’auteur s’est appliqué à ne rien enlever de la couleur du texte, nous avait déjà passé sous les yeux, et nous l’avons revue, non sans plaisir, comme on revoit une ancienne et bonne connaissance. L’éditeur y a joint les témoignages des anciens, testimonia velerum, qui atiestent l’authenticité de ces lettres, et M. Oddoul y a ajoute encore les complaintes d’Abuilard, qui, pocte clmusicien ('était exerce en ce genre sur des sujets tour à tour profanes et roligi ux.... » (Le Siècle. Extrait.) Hippolyte LUCAS.
« .... La passion de l'amour respire aussi tout entière et mieux que sur les cordes élegiaques de la Lesbienne dans les lettres conservées d'Heloise et d’ Abailard. L’editeur Didier publie une nouvelle édition de ces lettres dans l'excellente traduction de M. Oddoul, avec l'Essai historique, sur la vie et les écrits d’ Abailard et d’Heloise par M. et M ,n0 Guizot. Cette Etude est dans sa brièveté une analyse juste et profonde de l’influence exercée pur Abailard..., Ainsi aucun hommage ne leur a manqué et j’y songeais encore en relisant ce bel Essai de 11»'» Guizot, œuvre interrompue par la mort, reprise par M. Guizot , et en voyant ces deux noms célèbres entrelacés au frontispice des lettres d'Heloise et d’Abailard, sur la pierre de leur vrai monument. » (Journal des Débats. Extrait.) L. RATISBONNE.