DICTIONNAIRE UNIVERSEL DES SYNONYMES
de la langue française, coutenant les synonymes de Girard, Beaüzée, Roubaud, d’Alembrrt, etc., et généralement tout l’ancien dictionnaire mis en meilleur ordre, corrigé et augmenté d'un grand nombre de nouveaux synonymes, et d’une introduction par M. Guizot. Nouvelle édition entièrement refondue. 2 forts vol. in-8 (sou* presse).
Cet outrage qui aignala les débuts de M. Guizot dans la carrière des lettres , est en ce moment tout i fait épuise. Malgré la faveur dont ce litre n'a cessé de jouir, l’auteur n’a pas voulu consentir à sa nouvelle réimpression sans y apporter les améliorations que lui a suggérées son expérience et sans mettre h profit les nouveaux et sérieux travaux qui se sont produits sur ce sujet. On pourra donc considérer la nouvelle édition que nous annonçons comme un ouvrage tout à fait refondu , un livre en quelque sorte nouveau et digne en tous points du beau nom qu’il porte. (Note de l'Editeur-)
« Deux éditions avaient suffisamment attesté l’utilité de l’ancien Dictionnaire des Synonymes. L'éditeur du nouveau ne prétend pas en nier le mérite, mais charge de revoir ce travail pour une troisième édition, il a cru devoir le perfectionner. Ses prédécesseurs avaient supprimé quelques synonymes de l’abbé Girard; ils en avaient mutilé d’autres. M. Guizot a repris les premiers et presque toujours complété les seconds. Les articles de Roubaud lui ont paru demander une refonte totale, et M. Guizot a fait ce travail avec autant de goût que de sagacité... . Outre les nouveaux synonymes, au nombre de plus de cent cinquante, dont il l’a enrichi, M. Guizot a fait précéder le Dictionnaire par une introduction, qui, seule, forme un petit ouvrage plein de méthode, d’érudition et de soin... »
(Mercure de France, 1809.) VANDERBOURG.
« Cependant un esprit du premier ordre s'occupa de ces études. M. Gui-
zot, à peine âgé de vingt-deux ans, débuta dans le monde où son nom devait jeter tant d’eclat, en publiant, en 1809, un Dictionnaire des Synonymes français.... Ces deux recueils rivaux, celui de Fontanes et celui du jeune étudiant de 1809, sont, en fait de synonymes, les deux dernières productions connues du public. Celui deLaveaux mérite à peine une mention.... Là où le jeune philologue (M. Guizot) a mis la main se reconnaît le sceau de son génie ; pourtant, à part une introduction où la fermeté du style le dispute à l’intelligence des choses, et où le traité des synonymes grammaticaux est, pour ainsi dire, esquissé: à part plus de cent cinquante articles nouveaux que Roubaud n'aurait pas désavoués, le Dictionnaire de M. Guizot ressemble tout à fait à celui de Fontanes. Si à ces différences, enfin, on ajoute plus de discernement et un choix plus éclairé dans les emprunts faits à Roubaud, on aura ce qui distingue le nouveau du premier Dictionnaire des Synonymes .»
(Synonymes français, 1841.) LA FAYE.
» .... En 1809 M. Guizot publia un premier ouvrage, le Dictionnaire des Synonymes, dont l'introduction, consacrée à l'appréciation philosophique du caractère particulier de la langue française , révèle déjà cet esprit de précision et de méthode qui distingue M. Guizot.... »
(Contemporains illustres.) DE LOMÉNIE.