PAR M. LE DUC DE R
(Extrait de la Revue française; janvier 1830.)
Ce n’était pas en vain que des esprits clairvoyants, conservateurs, et surj^pt de bon conseil, s’adressaient à l’autorité dès les premiers jours de l’an de grâce 1 829; ce n’était pas sans motifs qu’ils invoquaient César et ses légions, c’est-à-dire Son Excellence le ministre de l’intérieur et nos seigneurs les gentilshommes de la Chambre, les adjurant de sauver de sa ruine le sanctuaire des Muses, et de repousser l’invasion des Barbares. Le péril n’était que trop réel ; et cette fois, comme au temps jadis, César n’en ayant tenu compte, leur complainte pathétique, leur gemitus Britannorum , s’élant exhalé en vaine fumée, voici maintenant que le mal est devenu sans remède. Ce£ Barbares qui frappaient aux portes, enhardis par l’impunité, ilsont forcé