‹ Shakespeare traduit de l'anglois. Tome 1Chapitre 103 sur 124 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

LUDOVICO & JAGO demeurent.

L U D 0 V I C O, E S T - c E U ce fameux More que notre Sénat d'une vuix unanime qualifie d'homme universel ? Est-te la ce grand catii.'Icre que ne peut ébranler le choc des passions, & ce ferme courage impénétrable aux train du fort ?

Il est bien changé.

I U DOVI OO.

S.1 tcte est-elle bien f.\inc ? Nest-il pas sujet à des absences de raison ?

"I est ce qu'il est : Je ne puis me permettre de tliic ce que je pense de lui. S'il n'ell pas tout ce qu'il pourrait être, je prie le Ciel qu'il le foit.

Comment ! frapper sa femme !

En effet cela n'étoit pas trop à sa plate x cepen-dant je voudrois être assuré que ce trait de violence fera le plus grand de Tel excès.

L il D O V I C o.

Fft-ce en lui une habitude ? Ou les lettres du Sénat lui auroient-cîles allumé le Sang au point de le jetter dans cet emportement nouveau?

Hélas , hélas. il ne seroit pas honnéte à mot de révéler ce que j'ai vu & su. Vous l'ohefrverex, & lui-nume il se sera allez connoître pour me dispen-fvr de p.\i lei • Ayez seulement l'exil sur lui, & vo • la fuiu de tes action*.

LUDOVICO

J'ai regret de ln (tre trompe sur Ion compte.

( Ils Joihnr.)

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