‹ Shakespeare traduit de l'anglois. Tome 1Chapitre 116 sur 124 · IM ILIA · texte numérisé non relu

IM ILIA

Dignes Seigneurs, ne* me lailïez pas ravir !.t li-berté de lurkr. Il convient q¡tc je lui obéisse , mais non pas en ce moment. — Peut-être, Jago , n y l'entrerai-je jamais au logis.

O T Il L 1 1 O tout à-coui> frappé d'un doute.

Oh ! oh ! oh !

( Il tombe à demi tenverfe sur le lit.)

Oui, rcnvcrfc-toi sur ce lit, & rugis de d(:'fuf-poir , car tu as tué la plus douce, la plus innocente épouse qui jamais ait levé les yeux vers le Ciel.

O T 11 F L L O se relevant arec fureur.

Oh! (i) elle étoit coupable. (à Gratiano. ) Je ne vous reconnotlfois pas. ( il ouvre avec violence

( 1 ) [nue l'instant où Othello tue sa femme & cchii Dit il (c ilonnc la mort, il paire successivement , comme les démons de Milton , dans le feu 6: «'au* la glace, par toutes lct ûnfations de désolation , de frénesie , de rage , de conviction du crime de son épouse, & ciii-tittc par le doute , la convidbn de ton innocence , le remords, ledéfefpoir, l'humiliation. l'exécration de lui-même , la tendiesse , la pitié dét chirante 6c le uiet abandon, jusqu'au smbre & profond recucillement dans lequel il se tue.

OU LE MORE DE VEN/SRitt les nJcaux.) VoiU votre nii-ce ; elle cft morte: Oui ces mains en cH ct v iennent ilttei ndre le fouf fle île (li vie. Je lais que cette action paroit icroce, &: fait frissonner d'honneur. lerocq:

GRATIA N O

Pauvre Dcf.lcmon.-i ! je fuis bien-aise que ton porc foit mort. I on mariage a été mortel pour lui, & le chagrin a seul tranché le ht ufc de ses vieux jours. S'il vivoit encore, oh ! cette vue le plon-getoit tlitiç l'égarement du désespoir : oui, il mm diroit son Ange titulaire , & a abandonné de lui il tomberoit dans la réprobation du Ciel.

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