SCENE III
OTHELLO est pi de façon peut
tout voir, mais ne peu entendre que lorfr
qu'on ileve la voix.
CASSI 0 entre.
EH bien, Lieutenant, quel est votre état maintenant ?
Mon état ? 11 est plus affreux, quand vous me donnez un titre dont la privation me tue.
J A G 0 élevant la voix.
Cultivez bien Defdemona , & vous êtes sûr du succès. ( baissant le ttJn. ) Oh, si cette grace dépen--
(~1 C attio, tjiii dans toute cette scene parle d'un ton de voix çijtnalic , n>0 point entendu d'Othello, doit de Bianca , comme vos désirs feroient bientôt f.uishiti !
Hélas, la douce & bonne ame ! ( il sourit. )
OTHELLO éloigné, parlant éas.
Voyez comme il s'égaïe deja !
J A G 0 à voix haute.
Je n'ai jamais vu femme si passionnée pour un homrc.
Oh la tendre créature, je crois en effet quelle m'aime.
OTHELLO bas.
Je comprens. oui, il nie la chose faiblement, puis sourit.
J A G 0 après avoir parlé à l'oreille de C~,
eleve tout-à-coup la voix*
M'entendez-vous, Cassio ?
OTHELLO bas.
Maintenant il le presse de lui raconter toute l'his-toire. - Va, poursuis : Bien dit, bien dit.
J A G 0 ba ijitnt la voix.
Elle se vante par-tout que vuus allez l'époufer : Seroit-ce votre dessein ?
CAS S 1 0 riant.
Ha , ha , ha !
O T H ELLO bas.
Tu triomphes, uiift-rnblc ? Tu triomphes ?
Moi l'épouser ! — Qui , une Courtisanne ! Gra-ce, je vous prie, pour ma raison ;daignez la croire un peu moins dépravée. Ha, ha, ha 1
OTHELLO bas.
Oui, oui, la joie après la vidoire. —
J A G O à haute voix.
En vérité le bruit court que vous l'épouserez.
De grâce, parlez vrai.
(il se recueille en lui-mime. )
Que je fois le plus vil des hommes Ci je vous en impose !
OTHELLO bas , ohftrvant Cassio.
(1) As-tu fait le compte de mes jours ? Va, va.
U) Orhello rapporte te mariage dont iU partent à l'espérance qu'auroit Cassio d'épouser un jour Dcfdoeont.